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mardi 13 février 2007

La France recule en Algérie

La France a perdu des parts de marché en Algérie en 2006 selon les statistiques des douanes qui précisent que pour la 1ère fois depuis 12 ans, Alger obtient un solde positif de 107 millions d’euros.

Retournement non prévu voilà un an, le solde s’est affiché négativement au débit de Paris. « Pour la première fois depuis douze ans », fait-on remarquer de source française. Le chassé croisé des navires et avions cargos entre les deux pays a généré un flux d’échanges de 8,169 milliards d’euros. Globalement, ce mouvement d’affaires présente des allures similaires aux flux de l’an dernier. Une fois n’est pas coutume depuis le milieu des années 1990, le carnet de facturation a souri à l’Algérie. Celle-ci a vendu à son partenaire pour un montant de 4,138 milliards d’euros contre des achats d’une valeur de 4,031 milliards d’euros, soit un solde positif de 107 millions d’euros. Il faut remonter à 1994 pour retrouver la trace d’une tendance favorable au partenaire algérien.

Dans les milieux sectoriels français, on minimise la portée de cette rupture dans la configuration du commerce bilatéral. Le solde au débit de la France est « légèrement déficitaire », commente-t-on aux Douanes françaises, organisme à qui échoit l’inventaire du commerce extérieur hexagonal. Reste que, en valeurs absolus, l’évolution du négoce franco-algérien n’est pas dénuée de décalages au regard de l’an passé. Les livraisons françaises vers les ports et aéroports algériens ont accusé un recul de l’ordre de 13,7 %. En 2005, elles se sont consolidées aux alentours de 4,67 milliards d’euros sous l’effet de la livraison de cinq Airbus à Air Algérie.

Visiblement, la France semble faire les frais d’une substantielle perte de parts de marché dans les secteurs de l’automobile et de la pharmacie. Selon les chiffres obtenus par Le Quotidien d’Oran auprès des Douanes françaises, c’est dans ces registres que les opérateurs de l’Hexagone ont assuré le moins de ventes. Marché traditionnellement favorable à l’industrie pharmaceutique française, l’Algérie a commandé, en 2006, pour une valeur de 479 millions d’euros aux laboratoires de l’Hexagone. Un chèque de moindre consistance comparé aux chèques libellés en 2005 (535,3 millions) et 2004 (498,1 millions d’euros). Entre les deux derniers exercices, la baisse a été de 12,3 %.

Dans le secteur de l’automobile, la baisse des ventes ne semble pas avoir pris de cours les analystes. Les marques françaises, principalement Peugeot et Renault, ont engrangé un peu plus de 561 millions d’euros. L’indicateur apparaît bien en deça des 806,9 millions de 2005 et 829,4 millions de 2004. Perte de points s’il en est, ce double faux-pas ne remet pas en cause, toutefois, la place de la France sur le marché algérien. L’Algérie, insiste-t-on dans l’entourage de Christine Lagarde, ministre délégué au commerce extérieur, reste bien - et sans partage - « notre premier partenaire commercial en Afrique ». Le volume du négoce bilatéral compte pour un cinquième dans le commerce hexagonal avec le continent.

D’après le Quotidien d’Oran

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