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mercredi 20 septembre 2006

Le gazoduc transsaharien coûtera 13 milliards de dollars

L’étude de faisabilité pour la réalisation du gazoduc transsaharien devant relier le Nigeria à l’Algérie via le Niger, baptisé NIGAL, confiée à la société britannique Penspen/IPA pour la somme de 2,04 millions de dollars, a démontré que le projet peut se matérialiser. Et mis en relief la viabilité technico-économique du projet, qualifié d’envergure par le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil.
« L’étude de faisabilité, qui est terminée, a démontré la viabilité technico-économique de ce projet dont le montant d’investissement est estimé à 10 milliards de dollars », a déclaré hier Khelil lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre nigérien des Mines et de l’Energie, M. Mohamed Abdullahi, et le ministre des Ressources pétrolières du Nigéria, M. Edmund Dokuru.
Selon le ministre algérien, la rentabilité du projet a été établie par les auteurs de l’étude sur la base de la proximité de l’important marché européen et de l’abondance des réserves en gaz au Nigéria et dans la région traversée par le futur ouvrage.
D’une longueur de 4.128 km, dont 1.037 km en territoire nigérian, 841 km au Niger et 2.310 km en Algérie, le gazoduc aura une capacité de 20 à 30 milliards de m3/an destinés en majorité au marché européen.
Ce projet transsaharien doit répondre au besoin de transport du gaz naturel à partir des exploitations du Nigéria vers le continent européen, en transitant par le Niger et l’Algérie. Il traversera l’Algérie sur une distance de 2.310 kilomètres. Le gazoduc devrait rallier l’Europe via le port de Béni-Saf.
Le pipeline devrait transporter quelque 20 milliards de mètres cubes par an. Son coût global est estimé à 10 milliards de dollars, en plus de 3 milliards de dollars que nécessitera la collecte. L’étude prévoit un délai pour le début de l’exploitation de l’ouvrage: ce sera 2015. Mais il faudra, pour honorer cette échéance, que les pays concernés trouvent l’argent du financement.
Les trois ministres ont mis en relief, dans leurs interventions, les avantages que garantira le projet pour toutes les parties concernées, y compris l’Europe, qui s’assurera par ce biais une nouvelle source d’approvisionnement en gaz naturel.
Le ministre algérien de l’Energie et des Mines parlera des étapes qui restent à franchir, la signature d’accords intergouvernementaux, l’harmonisation des normes de réalisation du pipeline, les études sur l’impact du projet sur l’environnement et un effort de communication envers l’Union européenne, principal destinataire du gaz nigérian. Non sans rappeler l’expérience algérienne dans la réalisation de ce type d’ouvrage en partenariat.
Pour le ministre nigérien Mohamed Abdullahi, le projet illustre un exemple de complémentarité et de coopération régionale. Et son pays en tirerait une plus value certaine dans le bénéfice de la ressource d’abord, dans l’approfondissement des travaux d’exploration du gaz naturel ensuite. Le ministre nigérian du Pétrole - qui assure également la présidence de l’OPEP - a souligné, pour sa part, le net changement d’appréciation des partenaires depuis que l’étude a démontré la faisabilité du projet. La dynamique ainsi enclenchée va devoir dépasser l’écueil du financement qui connaîtra, à ses yeux, une issue. Celle-ci sera l’oeuvre des parties intéressées par le projet mais aussi de la communauté internationale dont il faudra réussir à capter l’attention par une campagne de marketing. Pour le ministre nigérian du Pétrole, l’expérience de l’Algérie dans le transport du gaz naturel vers l’Europe sera dans ce sens bénéfique. LE QUOTIDIEN D'ORAN

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