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lundi 19 mars 2007


Dernière note de conjoncture de la Banque d’Algérie
Les réserves de change ont atteint 77,78 milliards de dollars à fin décembre 2006


L’ampleur des créances non performantes des banques demeure préoccupante.
“L’accumulation soutenue des réserves officielles de change constitue, en plus du faible encours de la dette extérieure atteint à fin 2006, un élément de sécurité très important pour l’économie nationale contre d’éventuels chocs externes”, souligne la Banque d’Algérie dans la note de conjoncture, monétaire et financière au second semestre 2006, communiquée par le gouverneur M. Mohamed Laksaci, en présence de plusieurs responsables de banques publiques et privées et d’établissements financiers. Les réserves de change ont atteint 77,78 milliards de dollars à fin décembre 2006, contre 56,18 milliards de dollars à fin 2005, représentant plus de trois années d’importations des biens et services de l’année 2006 et 68% du produit intérieur brut. En d’autres termes, plus de deux tiers du revenu national pour cette année. Parallèlement, l’encours de la dette extérieure à moyen et long terme est tombé à 5 milliards de dollars à fin 2006, soit seulement 6,5% des réserves de change et 4,4% du produit intérieur brut. Ce qui fait dire au gouverneur de la Banque d’Algérie M. Mohamed Laksaci que “la vulnérabilité de l’économie nationale aux chocs externes liés à l’endettement extérieur est ainsi évacuée”. La viabilité de la balance des paiements, en 2006, est ancrée sur des prix des hydrocarbures en hausse, avec un prix moyen de 65,85 dollars le baril en 2006 par rapport à 54,64 dollars le baril en 2005. En valeur, les exportations des hydrocarbures ont enregistré une augmentation de 17,37%, passant de 45,59 milliards de dollars en 2005 à 53,51 milliards de dollars en 2006. Les exportations des biens hors hydrocarbures ont atteint en 2006 un milliard de dollars, contre seulement 0,74 milliard de dollars en 2005. Elles demeurent tout de même marginales et témoignent de la faible diversification de l’économie nationale. La Banque d’Algérie affirme que le déficit de la balance des revenus de facteurs a reculé au cours de l’année grâce à l’augmentation d’un milliard de dollars des revenus des facteurs au profit de l’Algérie. Par contre, les revenus de facteurs au profit du reste du monde, inhérents à la part des associés de Sonatrach, sont passés de 4,74 milliards de dollars en 2005 à 5,29 milliards de dollars en 2006, poursuivant ainsi leur trend haussier. Le document de la Banque d’Algérie relève aussi la hausse des revenus des facteurs au profit du reste du monde au titre des autres investissements directs étrangers en 2006. Parallèlement, la note de conjoncture souligne que les intérêts perçus sur les placements des réserves de change officiels par la Banque d’Algérie “augmentent progressivement et améliorent donc la balance des revenus des facteurs. Leur effet a été significatif en 2006, particulièrement au second semestre”. La Banque d’Algérie évoque dans la note l’accroissement des crédits à l’économie, dans un contexte de surliquidité bancaire. L’analyse de la structure des crédits par secteur juridique indique qu’une plus grande partie des flux de crédits a été allouée au secteur privé. Le document note que “la concentration des crédits au titre de certains gros débiteurs privés, qui a émergé comme phénomène structurel au niveau des portefeuilles de certaines banques publiques, s’est davantage accentuée au cours de l’année 2006”. Les banques publiques “sont interpellées pour mettre en place les meilleures pratiques en matière de gestion des risques de crédit et de contrôle interne”, lit-on dans la note de conjoncture. Leur risque opérationnel reste élevé, malgré la modernisation de l’infrastructure de paiement, au cours de l’année 2006. En effet, la supervision des banques a révélé des insuffisances en matière de gestion de risques bancaires, notamment en termes de forte concentration de crédit. L’amélioration durable de la gestion de risque crédit est un préalable dans la perspective de la mise en œuvre en Algérie, à partir de 2008, des nouvelles règles prudentielles de Bâle II. LIBERTE

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