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mercredi 11 avril 2007

20 milliards d’euros pour moderniser les routes en Algérie

Le renouvellement des couches de surface des routes sur 12 000 kilomètres
L’atténuation du phénomène de la congestion des villes nécessite une approche multisectorielle. Car, cette problématique va de l’infrastructure routière à l’organisation des transports, en passant par la circulation et les problèmes liés à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire. Et c’est justement en vue d’assurer une meilleure fluidité que l’un des grands chantiers, ouverts dans le cadre du plan de relance, concerne l’entretien et la maintenance des routes au sein des communes. Il est prévu le renouvellement des couches de surface des routes sur 12 000 kilomètres. Ce qui placera l’Algérie aux standards internationaux qui exigent cette action tous les 10 ans. Parallèlement, un programme de renforcement et de modernisation sur un linéaire de 12 500 km est lancé. Il est également programmé d’autres projets. L’enveloppe réservée au secteur dans le cadre du programme de soutien à la relance économique a atteint 1 300 milliards de DA. “Ce montant est appelé toutefois à augmenter pour atteindre 1 800 milliards de DA pour réaliser tous ces projets et les grands axes structurants d’ici à 2010”, soit environ 20 milliards d’euros, a annoncé le directeur des routes au ministère des Travaux publics, M. Hocine Nacib, hier, sur les ondes de la radio Chaîne III. Il s’agit de l’autoroute Est-Ouest dont l’achèvement est fixé pour 2009, de la rocade des Hauts-Plateaux, une autoroute qui reliera la frontière algéro-marocaine et algéro-tunisienne sur plus de 1 300 km. À cela, il faut ajouter l’aménagement des routes côtières ainsi que la seconde rocade déjà mise en chantier autour de l’agglomération algéroise qui va décongestionner le trafic enregistré actuellement sur la Rocade Sud. Une troisième rocade, qui s’étale sur 150 km, reliera Nador à Bordj Ménaïel et une quatrième de près de 400 km qui va de Khemis Miliana en passant par Médéa, le sud de Bouira, M’sila et Bordj Bou-Arréridj. Tout ce programme permettra de résorber tout le retard enregistré en matière d’infrastructures routières, de procéder à des mises à niveau aussi bien en termes de modernisation, d’exploitation et d’entretien du réseau. “Nous nous sommes, en outre, fixé des objectifs en matière de qualité”, expliquera M. Nacib. Des directives ont été, par ailleurs, envoyées aux directeurs de wilaya des travaux publics pour la concrétisation de la mise à niveau de toute la signalisation. “Nous avons même élaboré un schéma de signalisation et de tout ce qui est équipement routier de sécurité ou autres, outre la réalisation de 500 maisons cantonnières et 15 parcs régionaux”, indiquera-t-il. Sur un autre registre, le secteur des TP a mis en œuvre un programme afin de supprimer tous les points noirs “accidentogènes”. Ceux-ci sont recensés, et les budgets sont déjà dégagés. Ces aménagements, qui interviendront à cause de l’état de la route, d’un défaut ou d’une mauvaise signalisation… peuvent réduire de 4 à 5 fois le nombre d’accidents sur ces mêmes routes.Ces travaux sont inscrits, faut-il le souligner, dans le cadre du programme d’entretien dont l’enveloppe allouée pour le quinquennat est évaluée à 90 milliards de DA, plus un montant de 20 milliards de DA destinés uniquement pour les chemins communaux. Liberté