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jeudi 9 août 2007

Géostratégie : La bataille des réserves

courtisée par l’Europe, l’Algérie devra confirmer son potentiel pour s’imposer comme puissance régionale


Une trentaine de découvertes d’hydrocarbures, depuis 2006, semblent éclaircir les perspectives de développement des ressources hydrocarbures pour les générations futures ainsi que pour les besoins d’exportations du pays.

Depuis la crise entre la Russie et l’Ukraine, qui a ravivé les inquiétudes européennes sur son approvisionnement gazier, les regards se sont tournés vers l’Algérie, l’un des premiers fournisseurs de l’Union européenne, et l’une des principales sources susceptibles de couvrir la demande européenne en forte croissance d’ici à 2020. En effet, cette dernière est le troisième exportateur mondial de gaz. Elle est classée septième en termes de réserves. L’Algérie dispose, de surcroît, de différents atouts, la proximité de ses gisements et son infrastructure de transport face au Vieux continent, la qualité de son gaz, deux projets majeurs de nouvelles routes d’exportations vers l’Europe, les gazoducs Medgaz et Galsi, l’augmentation en cours du gazoduc Enrico Mattei reliant l’Algérie à l’Italie via la Tunisie et une capacité de production de gaz naturel liquéfié en voie d’extension. Sa capacité d’exportation supplémentaire de gaz à l’horizon 2012 pourrait approcher les 40 milliards de m3 par an. Sa capacité d’exportation passerait au cours de la prochaine décennie à 100 milliards de m3 par an.
Ce rythme d’exportation met la pression sur les réserves. Estimées entre 4 000 et 5 000 milliards de mètres cubes, les accumulations de gaz en Algérie ont une durée de vie estimée par BP à 40 ans. Mais la croissance économique, la forte demande en électricité, le développement de la pétrochimie vont augmenter de façon significative la demande locale.
Ce qui induit un nouvel arbitrage concernant l’affectation des réserves. Quel niveau de production pour permettre à la fois de soutenir sur une durée la plus longue possible la demande interne qui va crescendo et le rythme d’exportation qui va connaître une sensible augmentation à moyen terme ? Cette problématique ne se pose pas seulement à l’Algérie. En raison de l’importance de plus en plus accrue que revêt le gaz dans le bilan énergétique mondial, en un mot plus accentué au cours des prochaines décennies, l’accès à de nouvelles réserves de gaz requiert un grand intérêt à la fois pour les compagnies d’État que pour les multinationales.
Qui détient de grandes réserves de gaz, une capacité de production et de transport significative va acquérir de plus grands parts du marché, surtout en Europe et aux États-Unis où la demande va exploser au cours des prochaines années. Tel est l’enjeu qui justifie la bataille pour accéder à de nouvelles réserves.
Dans cette lutte qui déterminera sa position en tant que puissance gazière mondiale, l’Algérie table sur un potentiel important.
Un potentiel de réserves estimé à 2 000 milliards de mètres cubes
En effet, on estime à au moins 2 000 milliards de m3 de réserves à découvrir au moins dans les bassins de Berkine, de Reggan, Timimoun, Ahnet et d’Illizi. Tout cela demande un effort d’investissement en partie en partenariat. Les compagnies associées à Sonatrach comme Repsol, Total, Statoil, Rosneft, Gaz de France, sont toutes satisfaites d’avoir réalisé des découvertes au sud du pays. Elles attendent le feu vert de Sonatrach pour pouvoir développer ces gisements. On priorise aujourd’hui l’appréciation des découvertes, c’est-à-dire les travaux de délinéation pour développer plus rapidement les nouvelles réserves. L’Algérie pourrait exiger en contrepartie de son accord à ces partenaires un échange d’actifs, c'est-à-dire notamment à des réserves d’hydrocarbures à l’étranger. Anticipant ce nouveau virage dans la politique énergétique du pays, Sonatrach a engagé des discussions avec la norvégienne Statoil pour une prise de participation dans les gisements de Kristyn en mer du Nord.

L’urgence, l’appréciation des découvertes
Autre exemple illustrant cette bataille : de grandes compagnies internationales ont exigé l’accès à de plus grandes réserves pour pouvoir s’engager dans le développement des champs de gaz de Tinhert au Sud-Est, un projet intégrant la réalisation d’une usine de GTL gas to liquid. Sonatrach a refusé.
À l’international, par ailleurs, elle poursuit d’intenses travaux d’exploration en vue de l’accès à de nouvelles réserves essentiellement au Mali, au Niger, en Mauritanie, en Tunisie, en Égypte et en Libye.
En fin de compte, l’importance que revêt l’Algérie tient à sa puissance gazière et son potentiel hydrocarbures. Elle s’imposera en tant que puissance régionale avec la valorisation et la croissance de ses ressources hydrocarbures, incluant un programme intensif d’investissements. La confirmation de son potentiel et l’extension de ses capacités d’exportation assoiront son rôle de leadership sur le marché gazier international. Reste à savoir si elle saura utiliser à bon escient la manne hydrocarbures. en un mot, faire jouer ce levier pour assurer son développer durable et se positionner parmi les grands pays émergents. LIBERTE

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samedi 28 juillet 2007

Chakib Khelil à propos du rapprochement avec des compagnies françaises
Sonatrach n’a pas reçu de proposition

Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a expliqué, dans un entretien accordé à Pétrole et gaz arabes, dans le numéro daté du 1er août, la vision de Sonatrach concernant le rapprochement avec les compagnies françaises GDF, Suez et Total. Si la thèse développée n’est pas nouvelle, elle est néanmoins explicitée et détaillée.
En citant les exemples de partenariats stratégiques conclus sur la base de projets concrets avec la compagnie norvégienne Statoil et le groupe italien Eni, le ministre montre ainsi la voie à suivre qui pourrait être empruntée par les compagnies françaises dans le cadre de leur coopération avec Sonatrach. Et c’est pour cela qu’il a pu affirmer que « les sociétés françaises n’ont pas fait à Sonatrach des propositions de nature à contribuer à son développement international, ce qui a un caractère stratégique pour nous, comme l’ont fait Statoil ou le groupe italien Eni avec lequel nous sommes associés dans l’exploration au Mali ». Statoil a associé Sonatrach dans deux projets d’exploration en offshore en Egypte. Ce qui est une première pour la compagnie nationale qui ne dispose d’aucune expérience en offshore. Tandis que le groupe italien Eni est entré en partenariat avec Sonatrach dans plusieurs projets d’exploration au Mali. Le ministre a cité aussi le partenariat stratégique conclu avec la compagnie portugaise EDP qui a permis à Sonatrach de détenir une partie du capital de la compagnie. Le ministre a constaté qu’« à ce jour, nous n’avons pas pu développer de partenariats similaires avec Gaz de France ou avec Total d’ailleurs ». Pour le ministre, « Sonatrach n’est peut-être pas leur partenaire préféré, ce qui est leur droit. Parfois des gouvernements poussent à des accords alors que les acteurs industriels concernés ne sont pas forcément intéressés parce que le schéma proposé n’entre pas dans leur stratégie globale ». En exposant ce constat, le ministre, qui s’est refusé à porter un jugement ou à faire un reproche, a souhaité que la récente visite du président français Nicolas Sarkozy puisse constituer une occasion de pousser dans cette direction. Exposant la stratégie de partenariat de Sonatrach, le ministre a indiqué : « De façon générale, nous voulons trouver des partenaires qui nous apportent une valeur ajoutée en termes notamment de technologie, de capacité de management ou de marchés qui nous intéressent. » « C’est par rapport à ces besoins que l’on peut envisager des alliances qui déboucheront sur des synergies importantes », a-t-il expliqué. Cela étant, il existe une coopération assez développée entre Sonatrach et les compagnies françaises. A titre d’exemple, Sonatrach et Gaz de France ont créé durant l’année 2000 une société commune de commercialisation de GNL (MEDLNG). De plus, GDF et Sonatrach doivent bientôt développer en partenariat un projet gazier en Algérie. Ceci en plus des contrats de vente de GNL et de gaz naturel à travers le gazoduc Medgaz. Avec Total, le partenariat est aussi important dans l’exploration en Algérie. Le 16 juillet, le groupe français Total a remporté un projet pétrochimique. Le coût du projet est estimé à 3 milliards de dollars. Le complexe, d’une capacité de 1 400 000 t d’éthane par an, produira 800 000 t de polyéthylène avec 450 000 t de LLDPE, 350 000 t de HDPE et 410 000 t d’éthylène glycol qui seront destinés aussi bien au marché national qu’à l’exportation. L’usine sera détenue à 49% par Sonatrach et 51% par Total. C’est une grande percée pour le groupe français dans le secteur de la pétrochimie qui va connaître un essor en Algérie. Il faut rappeler que M. Sarkozy, avant son élection, avait prôné un rapprochement entre Sonatrach et GDF au lieu d’une fusion GDF-Suez sans donner de précisions. Ensuite, il avait su nucléaire-gaz naturel. Lors de la visite qu’il a effectuée le 10 juillet en Algérie, le chef de l’Etat français avait affirmé que les deux pays mènent des discussions sur l’énergie « dans son ensemble et sous toutes ses facettes », en ajoutant : « Nous aurons l’occasion d’avancer un certain nombre de propositions concrètes au mois de novembre. » M. Sarkozy doit effectuer une visite d’Etat en Algérie au mois de novembre prochain, selon ses déclarations. Lors de cette visite, on en saura un peu plus. Toutefois, selon les déclarations de leurs dirigeants, les compagnies françaises GDF ou Suez discutent régulièrement avec Sonatrach de leur coopération et des opportunités qui s’offrent à elles. ELWATAN

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mercredi 11 juillet 2007

GNL de Skikda : Sonatrach et KBR signent un contrat de 2,851 milliards de dollars

Sonatrach et la compagnie américaine Kellogg Brown and Root ont signé hier à Alger le contrat pour la réalisation du nouveau train géant de Skikda de 4,5 millions de tonnes. Le contrat a connu une véritable odyssée, puisque les discussions avaient été entamées au mois de février 2006 avec la première offre commerciale de KBR qui était de 3,560 milliards de dollars.
Le contrat signé hier porte sur le montant de 2,851 milliards de dollars. Cette offre a été faite après que Sonatrach et KBR eurent pris la décision d’arrêter les négociations suite à une autre offre commerciale de KBR qui se chiffrait à 3,147 milliards de dollars au mois de janvier 2007. La décision d’arrêter les discussions a été prise au mois de mars 2007 après une ultime réunion. Au mois d’avril 2007, entre le 8 et le 14, les deux sociétés clôturent leurs discussions. C’est en marge du congrès international du GNL qui s’est tenu à Barcelone du 24 au 27 avril que KBR relance les discussions avec une nouvelle offre révisée qui a été remise à Sonatrach. Le différend portait sur le risque pour l’entrepreneur concernant les prix des équipements et vu que le prix arrêté est généralement non révisable. Les deux sociétés reprennent les discussions à partir du 14 juin. Elles sont clôturées le 4 juillet et aboutissent à l’accord signé hier. Plusieurs rounds de discussions ont eu lieu du mois de février 2006 au mois d’avril 2007. Selon Henni Mekki, directeur de la division développement aval de Sonatrach qui a exposé longuement le film des discussions, le prix obtenu pour l’unité GNL de Skikda se situe dans la fourchette basse de ce qui se fait à l’échelle internationale. L’analyse des coûts dans le monde indique que la tonne revient entre 600 et 1000 dollars. Le prix obtenu pour Skikda est de 634 dollars la tonne, a-t-il indiqué. Il faut rappeler que le nouveau train géant de Skikda a été conçu pour remplacer les unités 20, 30 et 40 du complexe GLK1 détruites par l’accident du 19 janvier 2004. Les trois unités avaient une capacité d’environ 3 millions de tonnes. KBR, en consortium avec la compagnie japonaise JGC, avait obtenu le projet à la fin de l’année 2005 suite à un avis d’appel d’offres qui a vu la sélection de 4 sociétés et consortiums.

Une production de 32 millions de tonnes
KBR avait été sélectionné pour avoir déjà réalisé une unité de GNL de la même grandeur que celle de Skikda (4,5 millions de tonnes). Bechtel avait été éliminé parce qu’elle avait demandé le financement par Sonatrach des études pour le projet avant de faire une offre commerciale, selon le responsable de la division développement. Les discussions sur le contrat commercial avec KBR ont finalement duré 18 mois. Entre-temps, KBR s’est séparé de Halliburton et est devenue une compagnie indépendante, alors qu’elle était filiale du géant américain. La séparation eu lieu au mois d’avril 2007. A la question posée par la presse de savoir pourquoi Sonatrach n’a pas lancé un autre avis d’appel d’offres devant la longueur des discussions, les responsables de la compagnie ont indiqué qu’il y a quatre compagnies au monde qui peuvent réaliser ce genre d’unité géante et vu la nombre de projets lancés dans le monde, la procédure risquait encore de prendre plus de temps. De plus, les équipements importants pour lesquels des commandes avaient été faites pouvaient ne plus être disponibles à cause de la forte demande dans le monde. Il faut attendre 6 mois ou même une année pour placer une commande. Et l’autre facteur contraignant est l’augmentation des prix des équipements qui ont été multipliés par deux et même trois dans certains cas, selon le vice-président aval. Toujours est-il que les responsables de Sonatrach semblaient satisfaits de la conclusion du contrat qui a été signé par John Rose, vice-président de KBR, et Abdelhafid Feghouli, vice-président aval de Sonatrach, en présence du ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, et des PDG de Sonatrach et de KBR, Mohamed Meziane et Bill Utt. Le projet est financé par Sonatrach sur fonds propres et sera réalisé en 50 mois sur la zone industrielle de Skikda. Le projet prévoit la réalisation d’une usine d’une capacité de production de 4,5 millions de tonnes par an de GNL, la réalisation d’installation de stockages intégrées à l’usine existante d’une capacité de 150 000 m3 de GNL, de 66 000 m3 de butane, de 66 000 m3 de propane et d’une sphère de gazoline de 3000 m3. Les capacités de production en produits finis seront de 4,5 millions de tonnes de GNL par an, de 164 000 t d’éthane, de 207 600 t de propane, de 171 400 t de butane, de 108 700 t de gazoline et 163,1 millions de tonnes de gaz enrichi en hélium. La phase de la construction va permettre de créer 4000 à 6000 emplois. En phase d’exploitation, l’usine emploiera 500 personnes. Le démarrage des travaux est prévu au mois de septembre 2007 et celui de la production au mois de novembre 2011. Pour le PDG de Sonatrach, « ce projet, une fois réalisé, mettra à la disposition de Sonatrach un outil qui permettra une valorisation optimale de nos produits énergétiques, consolidera la place qu’occupe l’Algérie dans l’industrie du GNL et renforcera son rôle prépondérant dans l’approvisionnement énergétique des pays européens, asiatiques et américains ». Les projets de GNL vont porter, dans les prochaines années, la production de l’Algérie de 20,6 millions de tonnes à 32 millions de tonnes, dans le but de préserver sa place de leader dans le marché mondial, a-t-il ajouté. Pour le ministre de l’Energie, « le projet de Skikda est important pour notre stratégie gazière et la flexibilité offerte par le GNL tombe à point pour notre stratégie de diversification ». Le PDG de KBR a indiqué pour sa part que « ce nouveau projet sera l’un des plus performants du monde et nous sommes fiers de le faire avec Sonatrach ». ELWATAN

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mercredi 4 juillet 2007

Sonatrach ouvre un bureau au Mali

Sonatrach International Petroleum & Production (Sipex), la filiale de la compagnie nationale des hydrocarbures, a inauguré officiellement hier à Bamako l’ouverture de son siège au Mali qui permettra à Sipex Branch Mali d’entamer ses activités.
Il faut rappeler que Sipex a signé au mois de février dernier une convention de concession portant sur le bloc 20 du bassin de Taoudenni Mali pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures. Filiale de Sonatrach pour les projets d’exploration et de développement à l’étranger, Sipex s’est engagée à réaliser, en quatre ans, des travaux géologiques et géophysiques ainsi qu’un forage sur ce bloc pour un montant minimum de 11,6 millions de dollars, selon le contrat signé. Le bloc concerné (le numéro 20), d’une superficie totale d’environ 118 000 km2, est situé dans le bassin Taoudenni, mitoyen avec la frontière algérienne où Sonatrach opère déjà, en territoire algérien, avec un contrat de prospection sur le périmètre de Chénachène. Cette nouvelle acquisition s’était ajoutée à la participation (à hauteur de 25%) de Sipex, à l’exploration et l’exploitation des blocs maliens 1, 2, 3, 4 et 9, avec les compagnies ENI (Italie) et Baraka (Mali). Elwatan

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dimanche 27 mai 2007

Nouvelle alliance entre Sonatrach et Petrobras
L’Algérie va vendre du GNL au Brésil

L’Algérie va vendre du GNL au Brésil. C’est ce qui ressort de l’accord cadre signé hier matin à Alger entre Sonatrach et la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras.
Les deux compagnies ont signé aussi par la même occasion un Memorandum of Understanding en présence du ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, et de l’ambassadeur du Brésil à Alger, Sergio França Danese. L’accord cadre signé hier porte sur l’achat et la vente en spot de GNL à destination du marché brésilien. En effet, et selon Sonatrach, Petrobras envisage d’importer du GNL à partir de l’année 2008 à travers deux projets de terminaux de regazéification flottants (FSRU) qui seront implantés à Guanabara Bay (Rio de Janeiro) et à Pecem (Ceara) essentiellement pour la génération électrique. Pour la compagnie nationale, l’accord lui permettra de diversifier ses ventes de GNL et de tirer profit de toutes les opportunités de marché, notamment sur le bassin atlantique. Le deuxième accord signé hier entre les présidents des deux compagnies, Mohamed Meziane et José Sergio Gabrielli de Azevedo, est un Memorandum of Understanding pour développer la coopération dans le domaine de la recherche et l’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux en onshore et en offshore, le raffinage et la pétrochimie ainsi que la formation. Selon le PDG de Sonatrach, les deux compagnies « ont décidé de saisir ensemble, toutes les opportunités qu’elles pourront identifier et dont les faisabilités et les rentabilités s’avéreront bénéfiques et autour desquelles elles optimiseront leurs expériences respectives, leurs capacités techniques et managériales et tout le potentiel de leurs avantages comparatifs ». L’objectif des deux accords est de « jeter les bases d’un partenariat que nous voulons mettre en place pour exercer nos métiers et tirer profit de nos synergies sur l’ensemble des segments de la chaîne des hydrocarbures, dans nos pays respectifs et partout ailleurs dans le monde, en un mot là où nous guideront nos intérêts mutuels en conformité avec les stratégies propres à chacun de nos deux groupes », a-t-il ajouté. Selon le classement 2006 du Petroleum Intelligence Weekly, Petrobras se situe à la 14e place dans le monde, tandis que Sonatrach est 12e. Les capitaux de Petrobras sont détenus à 32% par l’Etat. Appelé « Top 100 du PIW », ce classement mesure les performances opérationnelles des firmes pétrolières internationales pendant l’exercice considéré, soit l’année 2006. Intervenant lors de la cérémonie de signature, le PDG de Petrobras a estimé que les deux compagnies ont la possibilité d’avoir une grande coopération en entretenant de grandes relations. « La coopération instituée augure d’une nouvelle étape de relations à long terme. Petrobras a une grande expérience dans l’activité de l’offshore profond et nous voulons profiter de l’expérience algérienne dans le gaz », a indiqué José Sergio Gabrielli qui a aussi évoqué l’espoir d’aller en association avec Sonatrach dans d’autres pays. Les deux compagnies veulent échanger leurs expériences, l’une pour ce qui concerne la technologie de l’offshore profond (exploration en eaux profondes), puisque Petrobras est considérée comme leader mondial dans ce domaine, et Sonatrach pour ce qui concerne le gaz et le partenariat en association avec une expérience accumulée depuis près de 20 ans. Pour le ministre de l’Energie, Chakib Khelil, les deux compagnies, comme les deux pays et leurs deux Présidents, entretiennent de bonnes relations et ceci est favorable pour chercher les opportunités en Algérie, au Brésil et dans des pays tiers en étudiant les complémentarités des deux compagnies. Petrobras achète déjà des produits pétroliers à Sonatrach, notamment le GPL. Interrogé sur la possibilité pour Petrobras de faire de l’exploration en offshore en Algérie, le premier responsable de Petrobras a indiqué : « Nous sommes intéressés par l’exploration en offshore en Algérie, d’ailleurs le mémorandum signé prévoit cette possibilité. » « Nous espérons que notre expertise de catégorie mondiale puisse servir en Algérie, nous sommes d’ailleurs présents au sud du Portugal et dans la mer Noire en Turquie », a-t-il ajouté. ELWATAN

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