Wind of change in Algeria

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lundi 30 octobre 2006

Metro d'Alger: La galerie de 9 km Grande poste-Haï EL badr achevée
La ligne n°1 opérationnelle en 2008

Les travaux du tunnel de la première étape de la ligne n°1 du métro d’Alger qui reliera Haï El Badr à la Grande Poste sont terminés. Il ne reste plus que quelques retouches tel le bétonnage du sol. C’est du moins ce qui ressort de la visite sur chantier effectuée, hier, par le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui.
« Vous verrez bientôt le bout du tunnel », a-t-il promis. L’entreprise française Vinci qui sera chargée du revêtement du sol et des parois du tunnel a montré à cette occasion au ministre quelques échantillons des matériaux qu’elle aura à utiliser. Le choix sera fait entre de la taule émaillée et de la faïence. Une façon de signifier que le gros du projet a été réalisé et qu’il ne reste que les finitions. L’entreprise allemande Siemens devrait entamer à partir de janvier 2007 la pose des rails sur la voie ferrée, les équipements électriques et électromécaniques, les installations fixes de télécommunication et de signalisation. Siemens, Vinci et CAF ont remporté le contrat portant sur les équipements fixes, le matériel roulant et les aménagements intérieurs des stations. Elles seront équipées de moyens high-tech de fonctionnement et de contrôle, y compris des escaliers mécaniques. Le creusement du tunnel et stations avait été confié au groupement algéro-allemand Gama qui comprend Dewidag, Cosider et Infrafer. Ainsi, le métro d’Alger qui a fait couler beaucoup d’encre commence à prendre forme. Vu le rythme avec lequel avancent les travaux, on est bien parti pour que les stations constituant la première étape de la ligne n°1 soient réceptionnées dans les délais. La mise en service du tronçon Haï El Badr-Grande Poste est prévue au plus tard au quatrième trimestre 2008. Le coût total de cette partie du projet est de 77 milliards de dinars. Elle s’étend sur un linéaire de 9 km et compte dix stations (Tafourah, Khelifa Boukhalfa, 1er Mai, Aïssat Idir, Hamma, Jardin d’Essais, les Fusillés, cité Amirouche, Mer et Soleil et Haï El Badr). Elle dessert six communes, à savoir Bachdjarah, El Magharia, Hussein Dey, Hamma, Sidi M’hamed et Alger-centre. Trois extensions sont toutefois prévues. Elles seront opérationnelles à partir de 2009, indique-t-on. Deux d’entre elles relieront Haï El Badr à El Harrach et Aïn Naâdja alors que la troisième reliera la Grande Poste à la Place des Martyrs. Pour cette dernière, elle sera réalisée de sorte à rejoindre le tramway Ouest alors que celle allant vers El Harrach devrait faire une jonction avec le train de banlieue qui est en cours de réalisation, a expliqué Maghlaoui. Une fois la réalisation terminée, un contrat de délégation de gestion sera signé avec une société expérimentée de renommée internationale pour l’exploitation et la maintenance de cette première étape de la première ligne du métro d’Alger. Les modalités de choix de cette entreprise sont en cours, selon des responsables de l’Entreprise du métro d’Alger. Quelque 150 millions de voyageurs devraient emprunter ce moyen de transport annuellement après sa mise en service. Ils auront la possibilité de parcourir la distance séparant la station Haï El Badr et la Grande Poste en moins de quatre minutes. Quatorze (14) trains de 6 voitures chacun sillonneront cette première ligne à la vitesse maximale de 70 km / h et une capacité totale de 1216 voyageurs par déplacement, dont 208 places assises. L’intervalle de temps entre deux trains est fixé à 200 secondes (3 mn et 20 s) en 2008 et sera ramené à 100 secondes (1mn 40 s) plus tard. Concernant les tarifs qui seront pratiqués, le ministre a souligné qu’ils seront fixés de sorte à être à la portée de tout le monde. « Nous devons toutefois amortir le coût de l’investissement », a-t-il ajouté. El watan

Auditions du chef de l’état : le secteur des finances à la loupe
12,1 milliards de dollars de dette remboursés à fin octobre 2006


La modernisation du système de paiement constitue le plus grand chantier de la réforme bancaire.
Dans le cadre de la poursuite des auditions des membres du gouvernement, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a consacré une séance au secteur des finances. Les actions engagées par le ministère des Finances, durant ces deux dernières années, ont consisté à moderniser l'administration des finances pour lui permettre d'assurer ses missions pérennes, notamment celle de gestion des finances publiques, devenue un des indicateurs fondamentaux dans l'évaluation de la gouvernance politique et économique des pays. Parallèlement, le programme de réforme financière, couvrant les secteurs bancaire et des assurances ainsi que le marché financier, s'est poursuivi et amplifié depuis 2004. Au titre des objectifs assignés à la réforme du secteur bancaire, un certain nombre de réalisations ont été enregistrées. Il s’agit, lit-on dans le communiqué, de l'amélioration de la gouvernance des banques publiques par la mise en place d'un ensemble d'outils comprenant les contrats de performance et l'amélioration de la qualité de l'intermédiation par la restructuration bancaire. Cette dernière, à travers la spécialisation de deux banques, la Cnep orientée vers l'habitat, le financement de la construction et l'acquisition du logement et la Badr vers l'agriculture, la pêche et les industries périphériques et l'ouverture du capital du CPA dont le processus entamé en février 2006, se poursuit, conformément au calendrier établi. Parallèlement, des mesures d'allégement du bilan des banques publiques et d'amélioration de la rentabilité de leurs actifs, par l'assainissement de leur portefeuille constitué de créances sur les entreprises publiques économiques (EPE) financièrement déstructurées, ont été engagées. En outre, le renforcement du marché des crédits bancaires et la réduction du coût de l'intermédiation bancaire se sont concrétisés par des actions à plusieurs niveaux. Mais le plus grand chantier reste tout de même la mise en place d'une télécompensation des paiements de masse comprenant les virements de détail, les prélèvements, les chèques, les opérations de retrait et de paiement par cartes bancaires et les effets de commerce dématérialisés. Le système de télécompensation a démarré le 15 mai 2006 par le traitement du chèque et avec la participation de toutes les institutions, intervenant avec l'ensemble de leurs agences et bureaux sur le territoire national. La production du virement a débuté, quant à elle, le 31 août 2006. Les améliorations attendues du nouveau système concernant, notamment la traçabilité des opérations, la réduction des délais de traitement, la génération automatique des écritures comptables, sont déjà visibles à fin novembre 2006. Tous les instruments de paiement seront entrés en production dans le nouveau système de télécompensation. Quant au volet relatif au marché financier, il a été enregistré une levée de fonds depuis 2004 de plus de 160 milliards de dinars à l'effet de financer les programmes d'investissement de grandes entreprises publiques et privées, ainsi que la mise en circulation de plus de 1 024 milliards de dinars des valeurs d'État. Le dépositaire central des titres Algérie Clearing, qui assure la gestion et l'administration des titres dématérialisés selon les normes universelles, est entré en activité effective. Concernant le foncier, on évoque un projet de révision de la loi domaniale élaboré, lequel est en cours de finalisation par le gouvernement. En ce qui concerne la dette extérieure, le processus de remboursement par anticipation touche à sa fin. Aussi à fin octobre 2006, l'Algérie aura remboursé 12,1 MDS USD (Club de Paris, Club de Londres, dette multilatérale) sur la base de 15 accords bilatéraux de remboursement anticipé total et 2 accords de remboursement anticipé partiel et a obtenu l'effacement de 4,73 MDS USD au titre de la dette envers la Russie. Le président de la République a insisté sur la nécessité d'une conduite maîtrisée du développement économique et social à moyen et long termes et de visions à moyen et long termes qui devront veiller, en particulier, à la soutenabilité des programmes et des politiques de développement à travers les politiques macro-économiques, et la gestion des ressources rares et aux articulations intersectorielles pour rendre cohérentes les politiques publiques et pour inscrire les actions sectorielles dans des démarches globales harmonisées. C'est précisément dans cette optique que le Commissariat général à la planification et à la prospective (CGPP) a été créé. LIBERTE

Les ambitions du groupe français de la Grande distribution
Les nouveaux projets de Carrefour pour l’Algérie

Le géant français de la grande distribution Carrefour prévoit un plan ambitieux pour l’Algérie. Ainsi après avoir ouvert son premier supermarché à Hussein Dey, elle compte ouvrir 15 hypermarchés à travers le territoire national.
Les négociations sont en cours pour l’acquisition des terrains, a indiqué M. Nicolas Semkov, responsable du secteur frais. Les nouvelles grandes surfaces de cette enseigne n’auront rien à envier à celles implantées en France, a-t-il précisé. Carrefour Algérie, qui a pris part au Salon international des techniques de la filière fruits et légumes, proposera plus de 13 000 produits. Pour ce qui est des fruits et légumes, Carrefour est en train de prospecter auprès des producteurs pour ses approvisionnements avec lesquels, il veut instaurer une relation d’affaire directe. « En Algérie, le marché de gros est instable. Certaines variations des prix sont logiques alors que d’autres sont le fait de la spéculation. Nous ne voulons plus passer par les mandataires », a-t-il expliqué. A travers cette démarche, il vise aussi à diversifier l’offre dans ses étals. « Actuellement, nous proposons deux sortes d’oignon à nos clients alors qu’il en existe plusieurs espèces. Il en est de même pour la pomme de terre dont on constate la présence de seulement 3 variétés alors qu’il en existe une cinquantaine », a souligné M. Semkov. Carrefour souhaite également approvisionner certaines de ses grandes surfaces dans les marchés étrangers avec des produits agricoles algériens. Pour ce faire, des contacts ont été entrepris avec une société algérienne, dont M. Semkov taira le nom, en vue d’un partenariat dans ce sens. « Il faut casser les filières classiques telles que l’Afrique du Sud et le Maroc qui imposent les prix, souvent élevés. On va proposer les produits algériens aux marchés étrangers. Leurs prix seront probablement inférieurs et les denrées de bonne qualité », estime M. Semkov. Carrefour, installé en Algérie il y a une année environ, compte lancer un autre supermarché du côté des Pins Maritimes, à proximité de l’Algerie Business Center et de l’hôtel Hilton. Celui-ci ouvrira ses portes à la fin de l’année 2007. Les travaux de construction de cette infrastructure démarreront incessamment. Elle s’étendra sur une surface de 12 000 m2 extensible à 15 000 m2. Elle sera dotée d’un parking d’une capacité de 4000 places. M. Semkov a toutefois signalé que la réglementation qui impose un étiquetage en arabe à tous les produits importés risque de leur poser problème. « Ce sont des lois qui ont pour objectif de contrer la contrefaçon et les importations illégales. Dans ce cas, les entreprises étrangères sont obligées de faire un emballage spécial pour l’Algérie. Or, on ne peut pas demander à Nestlé par exemple de le faire », a-t-il observé. « Nous sommes à la recherche de paramètres pour trouver solution à ce problème. » Carrefour emploie actuellement 250 personnes. Avec l’ouverture de la nouvelle enseigne au Pins Maritimes, le nombre de ses employés sera porté à un millier. Pour ce qui est du marché de la grande distribution en Algérie en général, M. Semkov a relevé qu’« il est difficile d’être compétitif tant que l’informel a sa place actuelle dans l’économie algérienne ». Il considère néanmoins que l’Algérie est un pays qui a « un énorme potentiel ». ELWATAN

jeudi 26 octobre 2006

BNP Paribas: Discussions autour de l’achat du CPA

Le responsable du service des marchés extérieurs naissants du groupe bancaire Français « la Banque Nationale de Paris, Paribas » Jean Jacques Santini, a révélé que la banque menait actuellement des négociations pour acheter le Crédit Populaire d’Algérie, CPA, au sujet duquel un appel d’offres international venait d’être lancé par le Ministère des Finances afin de vendre une partie de ses actifs.Santini a affirmé avant-hier que la banque appliquait un plan d’expansion des branches du réseau dans la région de l’Afrique du Nord et en Turquie pour atteindre les 650 branches, ceci est considéré comme la plus grande opération d’expansion d’une banque Européenne commerciale dans la région.Le Ministère des Finances soumet 51% des actifs du CPA à la vente dans le cadre d’un programme de privatisation qui va se poursuivre en cas de succès de cette étape, la première du genre dans une organisation bancaire Algérienne, connue pour la lenteur et par la bureaucratie. Hadji Baba Amar, Directeur du Trésor Public, a déclaré que l’ouverture du capital d’autres banques dépend de la réussite de l’expérience de privatisation du CPA.L’annonce du résultat de l’appel d’offre est prévue au mois de Février, selon la récente déclaration du Ministre Délégué chargé de la Réforme Financière M. Karim Djoudi faite à El Khabar.Selon le Ministre des Finances, l’opération de la préparation à l’ouverture des capitaux des banques publiques a commencé en 2004, et la Banque du Développement Local, BDL, sera la deuxième banque à être privatisée après le Crédit Populaire d’Algérie. ELKHABAR

L’Algérie compte plus de 3 millions d’internautes

L’internet se développe en Algérie qui compte trois millions d’internautes, selon le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, qui estime à près de 5 milliards de dollars, le volume global des investissements dans le secteur.
lundi 23 octobre 2006.
C’est ce qui ressort du rapport présenté, hier, au président de la République dans le cadre des auditions des membres du gouvernement. Constituant un des secteurs clés dans le développement de l’Algérie, la poste et télécommunication a connu ces dernières années une réforme basée sur une politique de libéralisation et une stratégie d’accompagnement, en vue de construire un secteur compétitif. Ainsi le parc total d’équipements d’abonnés fixes a atteint 4.010.000, le nombre d’abonnés aux réseaux fixe et mobile a atteint, respectivement, 2.860.000 et 18.600.000 contre 1.800.000 et 54.000 en 2000, la densité téléphonique fixe a atteint 8,35% contre 5,02 en 2000, la densité téléphonique mobile est passée à 56,4% contre 0,26% en 2000.
Pour permettre à la population d’accéder aux réseaux téléphonique et postal, à des tarifs raisonnables avec une qualité de service technique et commerciale spécifiée, le mécanisme du service universel, tel que défini par la loi n°2000-03 du 5 août 2000 et par le décret exécutif n°03-232 du 24 juin 2003, est mis en oeuvre. Il concernera dans une première étape les populations de 1.031 agglomérations comptant entre 800 et 2.000 habitants non encore raccordées au réseau des télécommunications et 48 localités de plus de 6.000 habitants ne disposant pas actuellement de bureaux de poste. En parallèle de ces réalisations, le secteur des télécommunications en Algérie a connu, aussi, la refonte de l’environnement juridique et institutionnel, dont, notamment, l’ouverture des marchés de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication.
L’ouverture à la concurrence a donné lieu à l’attribution de 3 licences et d’autorisations au profit de 3 opérateurs de téléphonie mobile GSM, 3 aux opérateurs de téléphonie par satellite VSAT, 3 aux opérateurs GMPCS et 2 aux opérateurs pour la téléphonie fixe internationale, interurbaine et de boucle locale. L’Algérie compte 37 fournisseurs de services Internet, 8 opérateurs de transfert de voix sur IP, 10 audiotex et 4 centres d’appel, 5 opérateurs pour le courrier accéléré international. D’autres attributions de licences de téléphonie mobile 3e génération sont prévues pour l’année prochaine. Dans le cadre du programme de coopération de l’Union européenne Meda II, quatre projets pilotes portant sur la « e-école », la « e-commune », le centre de recherche documentaire parlementaire, l’Observatoire de la société de l’information, ont été réalisés en concertation avec les ministères concernés et seront mis en oeuvre dans le courant du 1er semestre 2007. le Quotidien d’Oran

Exportations hors hydrocarbures en neuf mois
778 millions de dollars de recettes seulement


Les exportations hors hydrocarbures ont atteint 788 millions de dollars durant les neuf premiers mois de 2006, contre 687 millions de dollars pendant la même période de l’année précédente, selon le Centre de l’informatique et des statistiques des douanes (CNIS).
Malgré cette croissance de 14,7 %, les exportations nationales hors hydrocarbures demeurent très marginales, ne représentant que 1,97 % des 40 milliards de dollars d’exportations globales réalisées durant cette période, alors que les hydrocarbures totalisent 39,27 milliards de dollars de recettes (98 %).
Les tableaux des exportations hors hydrocarbures établis par le CNIS démontrent que même les principaux produits figurant dans la liste des exportations hors hydrocarbures sont des dérivés du pétrole, c’est-à-dire les huiles et autres produits provenant de la distillation des goudrons qui représentent 17,14 % du volume des exportations hors hydrocarbures, soit l’équivalent de 135 millions de dollars.
Elles sont suivies des ammoniacs, des déchets et débris de fonte, de fer et d’acier, des déchets et débris de cuivre qui ont généré des montants respectifs de 121,7 millions de dollars, 94 millions de dollars et 69,3 millions de dollars.
Le groupe des biens alimentaires représente toujours une part très marginale (0,13 %) des exportations algériennes hors hydrocarbures, au moment où l’Algérie enregistre des excédents dans certaines productions agricoles, notamment celles des fruits et légumes.
En effet, les ventes algériennes en produits agricoles n’ont pas dépassé les 54 millions de dollars durant les neuf mois considérés. L’Algérie ne dispose pas de stratégie d’exportation Ce maigre résultat en matière d’exportations hors hydrocarbures fait dire à certains responsables de l’Association algérienne des exportations (Anexal) et même au ministère de l’Agriculture que la croissance importante enregistrée dans le secteur agricole va plus vite que les adaptations des circuits de la distribution et du conditionnement.
D’autres parlent carrément d’absence de stratégie nationale en matière de promotion des exportations hors hydrocarbures. Par ailleurs, l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne (UE), censé promouvoir le commerce extérieur national en augmentant le volume des exportations hors hydrocarbures, n’a pas profité aux exportateurs algériens, ont constaté la majorité des opérateurs économiques, tels que le P-DG ou encore le vice-président de Cevital, M. Issad Rebrab, de l’Anexal, M. Ali Bey Nasri.
Selon eux, depuis la mise en vigueur de cet accord en septembre 2005, le volume des exportations n’a pas enregistré une hausse vraiment importante. «Les produits nationaux peinent toujours à pénétrer le marché européen, fortement protégé par des conditions draconiennes», de l’avis du vice-président d’Anexal.
Pour lui, les pays européens ont imposé des barrières pour l’accès à leur marché. Pour étayer ses propos, ce responsable évoque le protocole 5 de l’accord d’association qui concerne «107 produits agricoles algériens qui ne seront admis sur le marché européen qu’en hors saison».
C’est le cas du sucre que les Européens subventionnent et de la pomme de terre dont le seuil est limité à 5 000 tonnes. Néanmoins, l’Union européenne demeure le principal partenaire commercial de l’Algérie, bien que les importations en provenance des pays de la région aient diminué de 2,2 % au cours des neuf premiers mois de 2006.
Le tableau établi par le CNIS indique que l’UE demeure notre principal fournisseur avec 8,61 milliards de dollars, contre 8,8 milliards de dollars durant la même période de 2005. En parallèle, les ventes de l’Algérie à l’Union européenne ont augmenté de 7,35 % par rapport aux neuf premiers mois de 2005.
Le pétrole, mais surtout le gaz, constituent toujours la quasi-totalité des ventes nationales vers l’Union européenne, dont le montant a atteint 19,67 milliards de dollars, contre 21,12 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de 2005.
Les pays de l’OCDE, en dehors de l’Union européenne, viennent en deuxième position. Les importations nationales de la région ont atteint 2,769 milliards de dollars alors que les exportations se sont situées à 15 milliards de dollars.
Le rapport du CNIS précise, par ailleurs, que l’Algérie a financé cash 82,64 % de ses importations, soit 12,89 milliards de dollars du montant global de ses dépenses qui ont atteint 15,60 milliards de dollars. Le reste de ses importations a été financé par les lignes de crédit ou par le recours aux comptes devises propres. LE jeune indépendant


La Coface implantée en Algérie

Paris - L'assureur-crédit français à l'exportation, (Coface) a annonce mercredi son implantation officielle en Algérie pour y déployer son offre d'assurance-crédit. Cette offre s'appuie sur une société de services, Coface Algérie Services (CALS), et sur une police. Cette police, émise par son partenaire Cagex, est identique à celle que Coface propose en France et dans tous ses pays de présence. Selon la Coface cette toute première offre algérienne d'assurance-crédit domestique est " une bonne nouvelle pour toutes les sociétés implantées en Algérie, quelles soient algériennes, françaises ou d'autres nationalités." APS

Nouvelle découverte de pétrole dans le bassin de Berkine

Alger (APS)- La société nationale Sonatrach a annoncé dimanche avoir réalisé, en association avec la compagnie canadienne First Calgary Petroleum, une nouvelle découverte d'hydrocarbures dans le périmètre de Ledjmet bloc 405b dans le bassin de Berkine, dans l'erg oriental algérien. "L'association Sonatrach First Calgary Petroleum annonce la mise en évidence d'une découverte d'hydrocarbures dans le périmètre de Ledjmet, bloc situé dans le bassin de Berkine suite au forage GSM-1", a précisé un communiqué de Sonatrach.

jeudi 19 octobre 2006

Près de 50 % des IDE en 2005 sont d’origine arabe
L’Algérie, la nouvelle Mecque des investisseurs arabes

La réussite d’Orascom, de Wataniya et de Sidar fera des émules et servira sans nul doute d’exemple aux autres investisseurs arabes, qui sont attendus à Alger le mois prochain dans le cadre de la tenue du forum de l’Union des hommes d’affaires arabes.
L’Algérie serait-elle en train de devenir la destination préférée des investisseurs arabes ? Quand on sait qu’en 2005, les Saoudiens, les Koweïtiens et les Egyptiens ont accaparé près de la moitié des investissements directs étrangers (IDE) attirés par l’Algérie, la réponse paraît évidente.
C’est d’ailleurs la conclusion à laquelle ont abouti les experts britanniques de l’Oxford Business Group (OBG) dans leur dernière publication consacrée à l’Algérie. Ce bureau d’expertise londonien note, en effet, qu’»après le Maroc et la Tunisie, ces dernières années, c’est au tour de l’Algérie de bénéficier de l’expansion des liquidités régionales, qui a poussé nombre d’investisseurs arabes à chercher de nouvelles opportunités».
Preuve de cet intérêt retrouvé, l’Arabie saoudite, le Koweït et l’Egypte ont investi à eux seuls 1,622 milliard d’euros en Algérie en 2005, soit plus de 46 % du total. Dans l’ordre, ces trois pays ont investi 214, 805 et 603 millions d’euros, soit des parts de 6, 23 et 17,2 % respectivement.
Pour les experts britanniques, «les réussites et les bénéfices des sociétés de ces trois pays sont significatifs», car ils ont eu le mérite d’attirer l’attention des investisseurs étrangers. Il est évoqué dans ce sens le groupe égyptien Orascom, présent aussi bien dans le secteur des télécommunications (Djezzy) que dans celui des matériaux de construction et du bâtiment (Orascom Construction) et du ciment (Compagnie du ciment algérien).
Mais aussi la société koweïtienne Wataniya Telecom (télécommunications) et l’entreprise saoudienne Sidar (construction immobilière). A ceux-là, il faut ajouter le groupe Emaar (Emirats arabes unis), l’une des plus importantes sociétés immobilières au monde qui va s’impliquer dans plusieurs projets hôteliers et touristiques.
Pour les experts d’OBG, l’importance géopolitique du pays, la présence d’un large marché, la privatisation des entreprises publiques et le renforcement des liens économiques et diplomatiques avec d’autres régions du monde «permettent à l’Algérie de devenir un point central en Afrique du Nord pour les investissements étrangers, notamment en provenance du Moyen-Orient».
Cependant, le pays est encore appelé à faire d’autres progrès pour améliorer la compétitivité de son économie d’autant qu’un récent rapport du Forum économique mondial l’a classé au 76e rang dans ce domaine. Les principales faiblesses du pays sont liées au «secteur des services financiers, au climat général des affaires et à la pesante bureaucratie qui ralentissent le rythme des réformes économiques».
Le 10e congrès des hommes d’affaires arabes, qui se tiendra les 18 et 19 novembre prochain à Alger, devrait permettre, selon le bureau londonien, de faire passer le message d’une Algérie ouverte aux échanges et aux investissements étrangers.
Le but de cette manifestation, qui va attirer plus d’un millier de chefs d’entreprise arabes, est de donner naissance à de réels projets d’investissements afin d’encourager le développement actuel du pays, souligne-t-on. Le congrès, ajoute la même source, «ne va pas seulement révéler le potentiel commercial algérien, mais il aidera aussi à améliorer l’image du pays.
Il sera, en fin de compte, l’occasion rêvée pour les investisseurs de découvrir les opportunités que le pays a à offrir», car, selon le secrétaire général jordanien de l’Union des entrepreneurs arabes, Ali Youssef, «le manque d’investissements étrangers constaté en Algérie est principalement dû au manque d’informations économiques, mais aussi à certaines idées reçues concernant l’Algérie qui, jusqu’à aujourd’hui, persistent encore au sein du monde arabe». Le jeune indépendant

Activités de Microsoft Algérie: 132 ingénieurs formés en 2006

La société Microsoft Algérie a récompensé, mardi dernier, 132 ingénieurs, commerciaux et techniciens algériens représentants 30 sociétés, formés par Microsoft Partner Academy en 2006. Ces cadres algériens ont suivi, indique M. Houari Belbari, directeur général de Microsoft Algérie, 30 sessions de formation durant 6 mois.
La première section de formation assurée gratuitement par Microsoft Partner Academy à Alger est basée essentiellement, dira M. Belbari, sur l’utilisation des nouvelles technologies de l’information au niveau des PME-PMI algériennes pour la création de la valeur ajoutée locale.
Ces formations permettront, également, d’accélérer le développement des partenaires algériens de Microsoft à travers notamment la création de l’emploi et de la richesse, ajoute M. Belbari. La société Microsoft Algérie compte relancer, affirme M. Belbari, le programme Partner Academy 2007 en assurant la formation à davantage de cadres issus des entreprises algériennes sur le développement des nouvelles technologies de l’information.
Le directeur de Microsoft pour la région Moyen Orient/Afrique, M. Sherif Seddik, indique que “Microsoft prévoit de créer un vrai tissu industriel pour le développement des nouvelles technologies de l’information en Algérie”. Et d’ajouter : “nous avons reçu plus de 800 demandes d’adhésion à Microsoft Partner Academy.”
Pour M. Boudjemâa Haïchour, ministre de la poste et des nouvelles technologies de l’information, “cette initiative contribuera au renforcement des compétences impliquées dans le développement des logiciels en Algérie”. Le ministre a souligné, par ailleurs, que les premières actions de marketing relatives aux activités du cyberparc de Sidi Abdellah seront lancées le 28 octobre prochain. Les principales infrastructures du cyberparc seront livrées d’ici 2007, confie M. Haïchour. LIBERTE


Nouvelle découverte de pétrole dans le bassin de Berkine
Alger (APS) - La société nationale des hydrocarbures Sonatrach a annoncé mercredi avoir réalisé, en association avec l'américaine Anadarko-Algérie, une nouvelle découverte de pétrole dans le bassin de Berkine, dans l'erg oriental algérien. "L'association Sonatrach et Anadarko Algeria Company LLC/ENI/MAERSK, opérant sur le périmètre Berkine El-Haiad, annonce une découverte d'huile dans le bassin de Berkine (Bloc 404a) à la suite du forage du puits Bir Berkine Sud-1 (BBKS) qui a atteint la profondeur finale de 3.489 m dans le Dévonien"

L’Egypte, premier investisseur hors hydrocarbures: La BECE bank ouvre une branche en Algérie

La Banque Egyptienne de Commerce Extérieur (BECE) va prochainement ouvrir une branche en Algérie au moment où l’Egypte se classe à la première place des investisseurs étrangers en Algérie hors hydrocarbures avec un taux de 2.3 milliards de dollars.El Khabar a su que la Banque Egyptienne avait déposée auprès du Conseil du Crédit et de la Monnaie une demande pour obtenir une autorisation afin d’ouvrir une branche en Algérie sous l’appellation « C I B- Algérie ». Les mêmes sources ont ajouté que le capital de la banque était constitué de fonds d’investisseurs Egyptiens et Emirati.La décision de la plus importante banque Egyptienne d’ouvrir une branche en Algérie intervient après que les investissements Egyptiens aient connu en Algérie une augmentation importante en 2005, estimée selon l’Agence Nationale d’Investissement à 2.3 milliards de dollars. Ainsi l’Egypte est le premier investisseur étranger en Algérie, ses plus importants investissements sont le groupe Orascom, en téléphonie mobile, une usine de ciment dans la wilaya de Mssila en plus d’un nouveau projet pour la production d’engrais qui a été récemment conclu.Le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Egypte a atteint durant les six premiers mois, c'est-à-dire de Janvier à Juin 2006, 358.9 millions de dollars, dont 76.9 millions de dollars en exportations Egyptiennes vers l’Algérie, tandis que les exportations Algériennes vers ce même pays sont estimées à 282 millions de dollars. ELKHABAR

mercredi 18 octobre 2006

Le chef de la mission économique de ’ambassade de France l’a indiqué:
L’unité carrosserie de la SNVI cédée à la française btk

Ce responsable soutient que l’investissement français n’est pas frileux. Plus de 200 filiales françaises opèrent en Algérie. Elles emploient plus de 8 000 personnes en emploi direct.
L’unité carrosserie de Tiaret passe sous le contrôle du carrossier français BTK. C’est du moins ce qu’a affirmé lundi soir le chef de la mission économique de l’ambassade de France à Alger, lors d’une rencontre- débat “sur les divers aspects des relations algéro-françaises et les perspectives d’investissement”, organisée à l’hôtel Mercure par Wolrd Trade Center Algérie. Sans donner les détails de la transaction, le chef de la mission économique de l’ambassade de France parle d’une participation majorité de BTK dans cette unité de la SNVI. Certaines sources proches du dossier affirment que le carrossier français a acquis 66% des actions de la nouvelle société qui sera créée. BTK, souligne cette source, prévoit un plan d’investissement important, qui se matérialisera par une augmentation des effectifs. Le dossier n’est pas encore clôturé, le pacte des actionnaires n’a pas été signé. Le partenariat, qui attend le feu vert définitif du CPE, devrait être ficelé d’ici la fin de l’année, avec la visite du ministre de l’économie français, attendu en décembre prochain. Cette prise de participation est la preuve “de l’intérêt des entreprises françaises dans le cadre des privatisations”, en citant entre autres Algérie télécom, le CPA et la SNTA. M. Pierre Mourlevat trouve “certaines idées répandues, la France perd du terrain, les entreprises françaises frileuses, pas tout à fait exactes”. Chiffres à l’appui, le chef de la mission économique de l’ambassade de France à Alger a montré le caractère exceptionnel des relations commerciales entre les deux pays. Rien que pour les premiers mois de l’année, les exportations françaises vers l’Algérie ont atteint 2,7 milliards d’euros selon la douane française. C’est le deuxième niveau d’exportation française hors OCDE. Notre pays constitue 40% des ventes françaises au Maghreb. C’est pourquoi l’Algérie fait partie des 25 pays ciblés par la France. “Certes, il y a eu une petite baisse, de 1%, pas très significative”, reconnaît M. Mourlevat, expliquant que c’est toute la valeur globale des importations de l’Algérie qui a baissé de 3%. Dans tous les cas de figure, la France détient 22% des parts de marché loin devant les autres pays, l’Italie, les États-Unis, l’Espagne et même la Chine, dont les exportations vers l’Algérie ont augmenté d’une manière exceptionnelle. L’investissement n’est pas en reste. “Les chiffres démontrent qu’il n’y pas de frilosité”, répond le chef de la mission économique de l’ambassade de France à Alger.Plus de 200 filiales françaises opèrent en Algérie. Elles emploient plus de 8 000 personnes en emploi direct et environ 40 000 en indirect. Le montant des investissements français en 2005 est estimé à 140 millions d’euros en augmentation de 14% par rapport à 2004. Cette présence française est très diversifiée : agroalimentaire, finances, distribution, automobile… avec des investissements emblématiques, à l’image de Michelin qui exporte une partie importante de sa production et Danone qui prévoit d’investir 200 millions d’euros dans les prochaines années. En stock, le cumul des flux d’investissement avoisine le 1,4 milliard d’euros hors hydrocarbures. “Les chiffres sont tirés d’une enquête effectuée auprès des entreprises françaises implantées en Algérie”, précise M. Mourlevat. Ce montant ne tient pas compte des bénéfices réinvestis par les entreprises françaises présentes déjà en algérie. Dans la foulée, il annonce la perspective d’investissement de 820 millions d’euros hors hydrocarbures dans les trois prochaines années, avec la création de 3 000 emplois. Le sentiment de M. Mourlevat est qu’un déclic est en train de se produire et qu’en matière d’investissement, le stade frilosité est dépassé.Ce que ne partage pas l’assistance, estimant que par rapport au volet commercial, l’investissement français reste faible. Le chef de la mission économique de l’ambassade de France estime que les entreprises françaises ne connaissent pas assez les transformations intervenues sur le plan économique ou parfois d’une manière déformée. “C’est notre rôle de faire connaître le potentiel en Algérie”, souligne-t-il, annonçant dans la foulée la tenue d’un séminaire, avec Ubifrance le 28 novembre prochain à paris sur l’investissement en algérie. “Les archaïsmes qui existent dans le système bancaire et le foncier sont des questions le plus souvent soulevées par les entreprises françaises”, confie M. Mourlevat, évoquant la prochaine visite du ministre de l’économie français au cours de laquelle un comité de suivi, actuellement en préparation, doit être constitué. LIBERTE

Investissements direct étrangers
L’Algérie apte à capter les capitaux arabes

Le 10e congrès des hommes d’affaires arabes, qui se tiendra les 18 et 19 novembre à Alger, devrait servir de tribune pour accroître encore davantage le flux d’investissements en provenance des pays du Golf qui regorgent de capitaux oisifs en attente de placement.
L’Algérie suscite un intérêt certain chez de nombreux hommes d’affaires arabes depuis, notamment, le succès story des groupes Orascom (Egypte), Sidar (Arabie saoudite) et Watania (Koweït). Ces sociétés présentes dans les secteurs des télécommunications, les ciments et la construction auraient réalisé en 2005 plus d’un milliard et demi de dollars de bénéfices. Les organisateurs du congrès ont bon espoir d’accueillir au minimum un millier de chefs d’entreprise arabes susceptibles de constituer un vivier d’investisseurs qu’une meilleure connaissance du marché algérien pourrait séduire. Les autorités politiques algériennes y attachent un grand intérêt au point que cette rencontre a été placée sous le patronage du chef de l’Etat. Les Chambres de commerce de Dubaï et d’Abou Dahbi ainsi qu’une association patronale égyptienne, bien conscientes de l’importance exceptionnelle de l’événement, ont également convenu de travailler à la réussite de ce congrès aux multiples retombées bénéfiques aussi bien pour l’Algérie que pour les investisseurs arabes. Même si on déplore le rythme d’avancement des réformes économiques dans notre pays, il est indéniable d’indiquer que le climat des affaires y est, aujourd’hui, meilleur que durant la décennie 1990. Les disponibilités financières sont beaucoup plus importantes, le marché intérieur y est attrayant, notamment depuis que l’Etat a décidé d’investir massivement dans les infrastructures, et la législation a fait de sérieuses avancées en matière de libéralisation. Une appréciation positive que vient de confirmer le Forum économique de Davos qui reconnaît un surcroît de compétitivité à notre pays. Autant de facteurs qui permettent d’espérer que les investisseurs arabes s’intéressent à l’Algérie au même titre, sinon plus, qu’à la Tunisie et au Maroc, qui ont accaparé l’essentiel des capitaux arabes placés dans le Maghreb. Favorisée par sa situation géostratégique, l’importance de son marché domestique, ses richesses minières et son large éventail d’avantages comparatifs, l’Algérie a, à l’évidence, toutes les chances de ravir la vedette à ses voisins. Cela ne viendra évidemment pas tout seul. Nos gouvernants et la société civile concernée devraient se montrer plus offensifs en matière de communication non seulement à l’occasion des quelques rencontres internationales consacrées à l’investissement, mais de façon permanente en rendant notamment plus actifs les services économiques de nos ambassades à l’étranger. Il y a également lieu d’investir les grandes chaînes de télévision du monde pour y passer des documentaires et autres spots publicitaires donnant de l’Algérie l’image d’un pays qui bouge, qui a refermé la parenthèse terroriste et qui a un bel avenir devant lui. ELWATAN

lundi 16 octobre 2006

Sonatrach majoritaire dans l’exploitation et la prospection

Le groupe Sonatrach garde la plus grande part dans toutes les opérations de prospection, d’exploitation et de production grâce au projet de loi sur les hydrocarbures amendé et adopté hier par les députés de l’Assemblée Populaire Nationale, APN.La compagnie préserve grâce à cette loi amendée en Mars 2005 un taux de 51%, ce qui limite l’impact de la loi de 2005 qui a provoqué un grand mécontentement surtout pour ce qui est de la substitution de la formulation de partage de la production par concession.Les amendements adoptés par l’APN concernent les domaines d’exploitation, de production, de raffinage et de transport des hydrocarbures. En contre partie, les nouveaux amendements ont introduit une taxe sur les bénéfices exceptionnels des compagnies privées partenaires de Sonatrach. Le législateur, à travers ces mesures, vise à recouvrir une part des bénéfices des compagnies étrangères, qui sont de plus en plus considérables, la taxe sera appliquée et imposée lorsque le prix du pétrole dépasse le seuil de 30 dollars le baril. Le taux de cette même taxe va de 5% à 50%. ELKHABAR

Trois milliards d’euros et 400 agences au minimum pour prétendre au CPA

Entamée il y a une année, l’opération d’ouverture du capital du Crédit populaire d’Algérie (CPA) vient de franchir une étape décisive. Le ministère des Finances a lancé, hier, un appel à manifestation d’intérêt pour l’ouverture à hauteur de 51% du capital de la banque publique. «Le gouvernement algérien a décidé de procéder à la privatisation du Crédit Populaire d’Algérie en cédant un bloc unique de 51% à un partenaire stratégique seul, conservant une participation de 49%», précise le ministère des Finances dans l’appel à manifestation d’intérêt. Le ministère des Finances précise que l’appel à manifestation d’intérêt s’adresse à «des banques universelles internationales» ayant la capacité d’agir en tant «que partenaire stratégique» du CPA et «de contribuer à son développement» ainsi qu’à celui du secteur bancaire algérien.
Comme déjà indiqué dans ces mêmes colonnes, la privatisation du CPA se fera en deux étapes. Une première pour la pré-qualification et une seconde pour le choix du partenaire stratégique. «Les partenaires stratégiques intéressés par cette privatisation sont invités à retirer un dossier de pré-qualification (le «Dossier») disponible uniquement en français, auprès de Rothschild & Cie. Le Dossier décrit les conditions de pré-qualification et de remise de la manifestation d’intérêt». Les partenaires stratégiques intéressés «sont invités à manifester leur intérêt» au plus tard le 7 novembre prochain. Les partenaires stratégiques pré-qualifiés recevront un dossier d’appel d’offres et seront invités pour une phase de due diligence, à la suite de laquelle une offre technique et financière liante leur sera demandée.
La course pour le rachat du CPA est ouverte, mais ne concerne pas toutes les banques. Les banques intéressées doivent remplir trois critères au 30 juin dernier: un niveau de fonds propres d’au moins 3 milliards d’euros; un réseau d’au moins 400 agences dans un même pays et un rating d’au moins A3 par Moodys ou au moins A par S&P. Ces trois critères éliminent les banques qui n’ont pas de rating et celles qui ne disposent de grands réseaux. Ces critères devront limiter la course au rachat du CPA uniquement aux banques de taille mondiale. «A3 est la note la plus élevée attribuée par des agences internationales aux grandes banques. Il y a environ 15% de banques qui ont cette notation», explique un banquier.
En plus des petites banques et banques d’affaires, le gouvernement algérien exclut de la course les consortiums, en décidant de céder 51% du capital du CPA en bloc unique à un partenaire stratégique seul. Fixé au 7 novembre, le délai d’envoi des manifestations d’intérêt est également en faveur des grandes banques qui ne prennent pas beaucoup de temps pour faire une offre, contrairement aux banques de taille inférieure. En cherchant des banques de taille mondiale, le gouvernement privilégie l’offre technique sur l’offre financière.
Dans le contexte actuel marqué par l’embellie financière, le gouvernement veut avant tout un partenaire stratégique pour faire du CPA une grande banque. Une banque notée A3 va tirer le CPA vers le haut en la modernisant selon des critères sévères et les normes internationales.
«La privatisation du CPA est un élément important pour la place financière. D’un point de vue fonctionnel et commercial, cette privatisation permettra à des partenaires internationaux d’intervenir sur la place. Elle constitue un élément supplémentaire qui vient conforter l’oeuvre de modernisation et d’ouverture bancaire déjà engagée. C’est un signal très fort aux investisseurs et partenaires étrangers qui souhaitent venir pour participer à la modernisation de notre système bancaire», se réjouit le délégué général de l’Association des Banques et Etablissements Financiers, Abderahmane Benkhalfa.
Avec une part de marché de 13%, le Crédit Populaire d’Algérie intéresse plusieurs banques étrangères: les groupes français Société Générale, BNP Paribas et le Crédit Agricole, le britannique HSBC, l’américain Citibank, ABC, Banco do Santander. Avec 129 agences bancaires, 15 succursales, plus de 1,2 million de clients, un total d’actifs de 4,8 milliards d’euros, un portefeuille de crédits de 1,5 milliard d’euros, un portefeuille de titres de 1,5 milliard d’euros, un total de dépôt de 3,4 milliards d’euros, des fonds propres de 420 millions d’euros et 4.000 employés, le CPA est l’une des cinq principales banques d’Algérie. LE QUOTIDIENT D'ORAN

vendredi 13 octobre 2006


Bilan des concessionnaires automobiles :Déjà 120 000 véhicules importés en 2006

Pour les neuf premiers mois de l’année 2006, l’ensemble des concessionnaires ont introduit près de 120 000 véhicules en Algérie d’une valeur globale estimée à près de 100 milliards de DA. Le premier représentant des constructeurs automobile qui ont importé le plus de véhicules reste Renault avec 18 943 unités soit une valeur de près de 12 milliards de DA. Il est suivi du sud-coréen, Hyundai Motor Algérie (HMA) qui a importé 18 608 pour une valeur de plus de 11 milliards de DA. Il poursuit sa progression. Toyota a introduit 17 763 voitures pour une enveloppe d’environ 15 milliards de DA. Près de 12 000 véhicules ont été importés par Peugeot Algérie pour une valeur de plus de 9 milliards de DA. Les sociétés Elscom, Diamal, et Sovac ont introduit respectivement 10 660 (5,7 milliards de DA), 10 590 (6 milliards de DA) et plus de 5 000 (4,8 milliards de DA) voitures. Les importations de Kia Motors sont de l’ordre de 4 920 alors que celles de Nissan Algérie sont de 3 746. Sur le registre des ventes, le groupe Renault qui regroupe aussi la marque Dacia, a arraché jusqu’à fin septembre 19,9% de parts de marché. Ses ventes ont enregistré une hausse de 25% par rapport à l’année dernière. Peugeot Algérie a réalisé un volume de près de 12 000 unités pour les 9 premiers mois de l’année 2006. Rien que pour le mois de septembre, il a vendu plus de 1 000 voitures. La marque au lion a décidé depuis le 1er octobre de revoir à la hausse ses tarifs pour la 206 Berline. L’augmentation est fixée à 20 000 DA. Pour sa part, Nissan Algérie a vendu entre janvier et septembre 2006 près de 3 800 véhicules. Plus de 1 500 sont des Pick-Up 4X2 SC. Il est suivi dans les ventes par le Pick Up 4X4 DC. Il faut noter que plus de 740 véhicules ont été cédés par le concessionnaire japonais durant le mois de septembre. LIBERTE

La réalisation du projet de gazoduc sous-marin MEDgaz accélérée
Alger, (AAI)- La réalisation du projet de gazoduc sous-marin devant relier l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne, d’ici à 2009, va être "accélérée", a affirmé mardi à Alger le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil., rapporte la presse.Khelil qui recevait le ministre italien du Développement économique, M. Pier Luigi Bersani,, a déclaré à la presse italienne qui accompagnait l’hôte de l’Algérie, a indiqué qu’une délégation algérienne se rendrait à Rome avant la fin de cette année pour discuter des modalités de réalisation de cet important ouvrage d’une capacité de transport de 8 milliards de m3/an. « La mission algérienne dans la capitale italienne devrait également, selon le ministre, discuter de la possibilité pour la compagnie nationale Sonatrach de prendre des parts dans des projets de terminaux de regazéification comme elle le fait déjà en Grande Bretagne et en Espagne ». Le ministre a également indiqué qu’une société de commercialisation du gaz qui sera acheminé par ce gazoduc, dénommée "Sonatrach-Italia", a été créée en juillet dernier. « Moins du tiers (30 %) des quantités transportées sera commercialisé par Sonatrach sur le marché italien », a-t-il précisé.Soulignant l’intérêt de ce gazoduc pour l’Italie et l’Europe, le ministre a insisté sur la nécessite de signer au plus vite l’accord intergouvernemental devant permettre de lancer le processus de réalisation de ce long tube. Celui-ci doit relier le gisement gazier de Hassi-R’mel, dans le sud algérien, à la ville d’El Kala sur la côte est algérienne, puis Cagliari, en Sardaigne, et Olbia et Pescaia, dans le nord de l’Italie. Le ministre n’a pas manqué par ailleurs de mettre en évidence les efforts de l’Algérie en vue de promouvoir ce projet à travers des rencontres de promotion et de marketing, à la fois en Algérie et en Italie.


Dans deux ans, Algérie poste deviendra une banque postale en 2009
Alger, (AAI)- Algérie Poste ambitionne de se convertir en une banque postale, en 2009, en mettant à profit sa large implantation sur le territoire national, selon la directrice générale de l’entreprise, Mme Ghania Houadria, citée par la Presse.
Pour une conversion efficace, Algérie Poste, souligne Ghania Houadria « doit être d’abord organisée et gérée en tant que banque », ajoutant que "le partenariat avec les banques reste le meilleur moyen pour l’entreprise d’acquérir de l’expérience dans ce domaine".
Le partenariat qui existe entre Algérie Poste et la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP), a "permis à l’entreprise d’acquérir un grand savoir-faire en matière de services financiers", précisant que son entreprise, à elle seule, enregistre un mouvement monétaire estimé à 15 mille milliards de dinars.
D’autre part, Houadria a affirmé que dans le cadre des réformes financières nationales visant le développement de la monétique, notamment à travers la vulgarisation du retrait et du versement par moyens électroniques, « Algérie Poste possède actuellement quelques 300 distributeurs automatiques, outre les 200 qui vont être réceptionnés incessamment" .
L’objectif, selon cette responsable, « c’est que le citoyen algérien puisse un jour payer ses achats avec sa carte de paiement et contribuer ainsi à l’absorption de la masse importante d’argent qui circule au niveau national ».
Par ailleurs Houadria a indiqué que la gestion du courrier postal à travers l’ensemble du territoire national, a connu au cours de ces dernières années "une amélioration particulière" à la faveur, notamment, de la signature d’un accord avec l’entreprise ferroviaire "Rail-express" (filiale de la Société nationale du transport ferroviaire).
Toutefois, la réalisation d’ici à la fin de l’année, d’un centre national de tri électronique du courrier pour un coût 1,5 milliard de dinars, au niveau de la commune de Birtouta (sud d’Alger) donnera "un souffle nouveau" à cette activité , sachant qu’actuellement le tri se fait manuellement.

mercredi 11 octobre 2006


La situation financière en Algerie au 1er semestre 2006

Voici à grands traits la situation financière et monétaire de l'Algérie au cours du 1er semestre 2006 (et par moments jusqu'à fin août-septembre) telle que présentée dans un rapport de la Banque d'Algérie :
- Stock de la dette extérieure : 7,7 milliards de dollars (au 6 septembre 2006) contre 16,4 milliards de dollars à fin 2005.
- Exportations d'hydrocarbures : 35,39 milliards de dollars (au cours des 8 premiers mois 2006).
- Exportations hors hydrocarbures : 430 millions de dollars (1er semestre 2006) contre 350 millions de dollars au 1er semestre 2005.
- Réserves de change : 70,29 milliards de dollars (à fin août 2006) contre 56,18 milliards de dollars à fin décembre 2005
- Taux de change : 1 dollar = 72,09 DA (moyenne à fin août 2006) contre 73,37 DA (à fin 2005) tandis que l'euro valait 93,72 DA (à fin août 2006) contre 87,01 DA (à fin 2005).
- Dépenses budgétaires : 1 211,5 milliards de DA (au 1er semestre 2006) contre 1 044 milliards de DA au 1er semestre 2005 (+167,5 milliards de DA).
- Excédent budgétaire : 600 milliards de DA (au 1er semestre 2006) contre 500 milliards de DA au 1er semestre 2005.
- Dépôts du Trésor auprès de la Banque d'Algérie : 2 959,2 milliards de DA (à fin août 2006) contre 2 082,2 milliards de DA à fin 2005.
- Taux d'augmentation de la masse monétaire : +6,58% (au 1er semestre 2006) contre 6,53% au 1er semestre 2005.
- Stock du Fonds de régulation des recettes : 2 705,7 milliards de DA (à fin août 2006) contre 2 346,2 milliards de DA (à fin juin 2006).


Classement des 200 premières banques africaines : La BEA, la BNA, la Badr et le CPA dans le top 20

La Banque extérieure d’Algérie (BEA) occupe la huitième place dans le classement des 200 premières banques africaines en 2006 avec un produit net bancaire estimé à 359,4 millions de dollars. C’est ce qui ressort du classement réalisé dernièrement par l’hebdomadaire international Jeune Afrique. La Banque nationale d’Algérie (BNA) est classée à la treizième place avec un produit net de 294 millions de dollars en 2005 alors que la Banque de l’agriculture et du développement rural (Badr) se trouve à la seizième place avec un produit net de 252 millions de dollars. Le Crédit populaire algérien (CPA) occupe la dix-neuvième place avec un produit net de 199 millions de dollars en 2005. La Banque du développement local (BDL) est reléguée à la trente-huitième place avec un produit net de 80 millions de dollars en 2005. Les bénéfices nets de la BEA atteindront, selon les rédacteurs de celle-ci, 2,5 milliards de DA, soit près de 34 millions de dollars en 2006. Ces rédacteurs ont indiqué que “grâce à la saisie automatique par scanner, les manipulations ont été réduites au maximum puisqu’il ne faut plus que 7 jours, aujourd’hui, pour encaisser un chèque contre trois semaines, voire trois mois auparavant”, en soulignant que “plus de 1 500 scanners ont été achetés pour équiper chacune des succursales en Algérie et plus de 5 000 agents ont été formés”. Ces rédacteurs ont estimé que “le concours des banques au financement de l’économie reste faible avec moins de 30% du PIB, soit plus de 1 700 milliards de DA ou l’équivalent de 24 milliards de dollars en 2005”. Pour M. François Édouard Drion de BNP Paribas “le marché algérien connaît un fort taux de croissance des actifs bancaires que dans les autres pays de la région car les crédits à l’économie augmentent de plus de 20% par an”. Plus de 55% des crédits sont destinés au secteur privé. Ces rédacteurs ont relevé, par ailleurs, que “le gouvernement a injecté plus de 20 milliards de dollars en quinze ans pour couvrir les créances douteuses des banques publiques”. Actuellement, il n’y a aucun établissement privé à capitaux algériens dans le paysage bancaire, constatent ces rédacteurs. Les six banques publiques totalisent plus de 90% de l’activité du secteur bancaire en plus de 12 banques privées à capitaux étrangers. Le paysage bancaire algérien est amené, affirment ces rédacteurs, à évoluer très rapidement après la privatisation de la première banque publique, en l’occurrence le CPA. Ces rédacteurs ont estimé que “le marché algérien reste attractif et promoteur grâce notamment à la reprise des grands chantiers, l’activité pétrolière florissante et le faible taux de bancarisation de la population où l’on compte uniquement 1 227 agences, soit moins d’une agence pour 30 000 habitants”. Ceci dit, plusieurs banques étrangères ont déjà formulé des demandes d’agrément pour accompagner leur clientèle en Algérie. Il s’agit notamment de trois banques libanaises, à savoir França Bank, Biblos Bank, qui a racheté une partie de Ryane Bank, et la Libaneese Canadian Bank qui détient une participation dans le Trust Bank de Jordanie ainsi que Attijariwafa Bank et la Banque marocaine du commerce extérieur. Notons que la BEA, classée également comme troisième banque en Afrique du Nord, compte 4 400 salariés, 100 agences et 1 200 correspondants bancaires à l’étranger.
LIBERTE


Second gazoduc algéro-italien La réalisation du projet va être accélérée
Par : EL MOUDJAHID

La réalisation du projet de gazoduc sous-marin devant relier l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne, d’ici à 2009, va être "accélérée", a affirmé hier à Alger le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, qui recevait le ministre italien du Développement économique, M. Pier Luigi Bersani. "Nous allons accélérer la réalisation du projet", a déclaré M. Chakib Khelil dans un entretien à la presse italienne qui accompagnait M. Bersani. A cet égard, il a indiqué qu’une délégation algérienne se rendrait à Rome avant la fin de cette année pour discuter des modalités de réalisation de cet important ouvrage d’une capacité de transport de 8 milliards de m3/an. La mission algérienne dans la capitale italienne devrait également, selon le ministre, discuter de la possibilité pour la compagnie nationale Sonatrach de prendre des parts dans des projets de terminaux de regazéification comme elle le fait déjà en Grande Bretagne et en Espagne. M. Khelil a indiqué également qu’une société de commercialisation du gaz qui sera acheminé par ce gazoduc, dénommée "Sonatrach-Italia", a été créée en juillet dernier. Moins du tiers (30 %) des quantités transportées sera commercialisé par Sonatrach sur le marché italien, a-t-il précisé. Soulignant l’intérêt de ce gazoduc pour l’Italie et l’Europe, le ministre a insisté sur la nécessite de signer au plus vite l’accord intergouvernemental devant permettre de lancer le processus de réalisation de ce long tube. Celui-ci doit relier le gisement gazier de Hassi-R’mel, dans le sud algérien, à la ville d’El Kala sur la côte est algérienne, puis Cagliari, en Sardaigne, et Olbia et Pescaia, dans le nord de l’Italie. Le ministre n’a pas manqué par ailleurs de mettre en évidence les efforts de l’Algérie en vue de promouvoir ce projet à travers des rencontres de promotion et de marketing, à la fois en Algérie et en Italie. Interrogé sur l’accord conclu début août entre Sonatrach et le géant gazier russe Gazprom, accord qui avait suscité en Europe des inquiétudes sur une possible naissance d’un ’’cartel du gaz", le ministre a répété que cet "accord de coopération entre deux sociétés" était pourtant semblable à ceux déjà signés par la compagnie algérienne avec l’anglo-néerlandaise Shell, la norvégienne Statoil et la britannique British gas. "Ce n’est pas quelque chose de nouveau, ce sont des accords que nous avons déjà signés avec Shell, Statoil, BG...", a dit le ministre en relevant que les mêmes pays et les mêmes entreprises qui se sont inquiétés des incidences possibles de cet accord ont signé des accords similaires avec le même Gazprom. "Alors pourquoi pas Sonatrach", s’est-il exclamé en demandantt: "pourquoi l’accord entre l’Italienne Eni et Gazprom ne pose-t-il pas de problème à l’Union européenne alors que celui de Sonatrach-Gazprom en pose". Pour lui, "la préoccupation est mal placée et répond à des considérations égoïstes". Quant à la possibilité d’opérations swap (échange d’actifs ou de projets entre deux sociétés) entre Sonatrach et l’ENI italienne, M. Khelil a noté qu’il existait des "possibilités" dans ce domaine et que les deux sociétés étaient en train d’examiner malgré leur "complexité". "La difficulté est de trouver les projets qui satisfassent les objectifs de chacun", a-t-il expliqué en soulignant que les deux sociétés coopéraient déjà dans certains projets. Il a rappelé à cet égard l’opération du swap mené par Gazprom qui fournit aux Etats-Unis du GNL algérien, et Sonatrach qui vend du gaz russe sur d’autres marchés. Quant à une éventuelle "Opep du gaz", le ministre s’est montré très clair en écartant toute possibilité en la matière pour la simple raison qu’il "n’existe pas, explique-t-il, un marché global du gaz mais plutôt trois marchés distincts à savoir le marché européen, asiatique et américain". Le ministre a encore expliqué qu’à l’inverse du pétrole, l’industrie du gaz nécessite des investissements lourds, des contrats à long terme sans compter l’interdépendance des producteurs des consommateurs. Ce qui exclut une organisation des producteurs de gaz.


Issad Rebrab, p-dg de cevital à la Table ronde de l’économie
“On peut enrayer le chômage en moins de dix ans””


Un pays riche et une population pauvre, tel est le triste état de l’économie algérienne, dressé hier au forum du quotidien El Moudjahid par des chefs d’entreprise et des économistes.
Si sur le plan macroéconomique et financier, tout le monde s’accorde sur les signaux tout verts affichés par notre pays, sur le plan de l’entreprise, seule source réelle de progrès économique et vecteur essentiel de création de richesses, beaucoup reste à faire. M. Benini, responsable de l’Agence algérienne de promotion des exportations hors hydrocarbures (Algex), a résumé parfaitement l’état de l’économie algérienne : une économie qui dépend exclusivement des exportations d’hydrocarbures et dont la croissance est tirée essentiellement par les dépenses publiques. Pourtant, “l’Algérie dispose de nombreux atouts lui permettant d’être un acteur du monde de demain, et un pays riche”, souligne le P-DG de Cevital, M. Issad Rebrab, en citant la situation géographique, la jeunesse importante et les ressources naturelles. Cependant, fait-il remarquer, “la population ne tire pas profit de ces atouts. Les conditions de vie sont difficiles, le pouvoir d’achat des familles est faible, la cohésion sociale laisse trop souvent place à l’individualisme et des problèmes de sécurité persistent”. M. Issad Rebrab juge que “la relance est fragile, voire superficielle”. Il évoque “les lourdeurs administratives qui freinent les initiatives, l’accès au foncier difficile. La modernisation du système bancaire et des modes de financement doit être plus ambitieuse. L’initiative privée reste victime de suspicion”. Le patron du groupe Cevital estime que l’Algérie hésite sur le choix d’un modèle économique et social clair. Du coup, il suggère de faire de la création de valeur un objectif prioritaire en s’appuyant sur un développement harmonieux et spécifique des secteurs agricole, industriel et des services. Il faut alors fonder la légitimité des pouvoirs publics et de l’administration sur leur capacité à encourager et à accompagner la création de valeurs, en engageant une politique ambitieuse de création de compétences à travers une détermination précise des missions du système éducatif, l’investissement massif dans le renforcement de sa qualité et l’ouvrir à la dimension internationale, l’encouragement de la recherche et du développement et, enfin, la nécessité de favoriser les transferts technologiques par le biais de multiples partenariats. Le patron de Cevital est convaincu que l’Algérie peut connaître une croissance à deux chiffres, pour peu que les pouvoirs publics libèrent les initiatives, en permettant à l’entreprise privée “d’être un lieu de création de richesses et de sa redistribution pour le pays et la population”. “Tous les secteurs sont demandeurs de développement”, explique Issad Rebrab, estimant qu’il est possible “d’enrayer le chômage en moins de 10 ans”. Seulement, il faut lever les contraintes bureaucratiques, du foncier… qui font obstacle à l’investissement, à la création et au développement des entreprises. Le patron de Cevital affirme que “quatre usines sont actuellement dans les caisses, bloquées pour des problèmes de permis de construire”. En évoquant justement les réformes, le directeur général d’Algex, M. Mohamed Benini, espère que l’aisance financière actuelle ne sera pas un facteur de renoncement. Il relève que sur le plan de la régulation du marché, “un recul est constaté”. L’économie informelle, explique M. Benini, décourage l’investisseur national et étranger. “Rien n’explique les augmentations des produits agricoles sur le marché. Elles sont dues à des pratiques informelles. Le marché des fruits et légumes est complètement déstructuré”, souligne le directeur général d’Algex. Concernant la privatisation, M. Rebrab suggère de la limiter dans le temps, en citant les exemples allemand et tchèque qui ont réglé la question en trois ans. Depuis 20 ans que l’opération est évoquée, à peine 10% du potentiel de privatisation sont cédés. Par ailleurs, dans certains fleurons de l’industrie, les pouvoirs publics mettent des conditionnalités où ces sociétés ne peuvent être achetées que par les étrangers. C’est le cas des cimenteries. “Pour quelles raisons ?” s’interroge M. Rebrab. En 2010, soutient-il, environ 14 milliards de dollars de dividendes seront transférés par des sociétés étrangères. Pourquoi ne pas encourager les nationaux ? “Ce qui est dramatique, tous les pays du monde encouragent leurs opérateurs économiques et leur économie, alors qu’en Algérie on encourage les étrangers”, regrette le patron de Cevital. LIBERTE

mardi 10 octobre 2006

Conjoncture financière du premier semestre 2006
La part des associés de Sonatrach en hausse

Alors que le volume global des exportations d’hydrocarbures marque une baisse en 2006, la part des associés de Sonatrach en volume enregistre, quant à elle, une évolution à la hausse.
C’est, en effet, ce qui ressort de la note de conjoncture financière de 2006 (dont une copie nous a été transmise), telle que présentée récemment par le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), Mohamed Laksaci, devant la commission financière et budgétaire de l’APN. Ainsi, malgré une hausse des intérêts sur les réserves de change, le déficit de la balance des revenus des facteurs, est-il noté, « s’est aggravé, au regard de l’accroissement de la part des associés de Sonatrach à 2,77 milliards de dollars au premier semestre 2006, contre 2,12 milliards à la même période de l’année précédente ». Evaluée à 4,74 milliards de dollars en 2005, l’envergure des transferts des associés, convient-il de rappeler, a souvent été l’objet de critiques et d’inquiétudes quant aux flux de capitaux vers l’extérieur. Dans cet ordre d’idées, la note de conjoncture de la BA relève que le prix moyen du pétrole a augmenté à 68,35 dollars le baril durant les huit premiers mois de l’année en cours, contre un prix moyen de 54,64 dollars le baril en 2005. Aussi, en dépit d’un recul des exportations en volume, les exportations pétrolières ont marqué une augmentation notable en valeur, soit plus de 28 %, passant ainsi de 21,06 milliards de dollars au premier semestre 2005 à 26,98 milliards de dollars à la même période de 2006. Ces exportations, est-il souligné, « ont atteint durant les huit premiers mois de l’année en cours un niveau de 35,39 milliards de dollars ». Ce faisant, est-il indiqué, « l’accumulation des réserves officielles de change depuis 2000 a permis de conforter la stabilité à moyen terme de la balance des paiements ». Les réserves de change ont ainsi connu une forte augmentation, passant de 56,18 milliards de dollars à fin 2005 à 70,29 milliards de dollars à fin août dernier.
Baisse de la dette
Parallèlement, au 6 septembre 2006, l’encours de la dette extérieure de l’Algérie à moyen et long termes est tombé, selon la même source, à 7,7 milliards de dollars, contre 16,4 milliards de dollars à fin 2005. En 2006, est-il au demeurant noté, la croissance globale en volume du produit intérieur brut hors hydrocarbures est tirée essentiellement par le secteur du bâtiment et des travaux publics, avec la réalisation du programme de consolidation de la croissance. Dans ce même contexte, les exportations de marchandises hors hydrocarbures ont connu une légère hausse au premier semestre 2006 par rapport à la même période 2005, soit 0,43 milliards de dollars contre 0,35 milliards de dollars. En revanche, les importations de marchandises marquent une baisse de près de 5% durant le premier semestre 2006, en comparaison avec la même période de l’année précédente. Ce recul des importations, est-il précisé, concerne essentiellement les équipements industriels et agricoles. Ceci constitue, selon la BA, « un indicateur de la tendance d’évolution du taux d’investissement au sein de l’économie nationale durant l’exercice en cours ». A cet égard, relève la même institution, « l’évolution ascendante de l’excédent d’épargne par rapport à l’investissement dans l’économie nationale se manifeste tel un phénomène structurel, en attendant la concrétisation des potentialités réelles de croissance, notamment à travers les opportunités d’investissement ». A noter que selon la note de conjoncture de la BA, durant le premier semestre 2006, la masse monétaire a augmenté à hauteur de 6,58% et les liquidités bancaires se sont accrues de 145 milliards de dinars, passant de 732,04 milliards de dinars à fin 2005 à 876,91 milliards de dinars à fin août 2006. L’indice moyen des prix à la consommation marque une hausse de 0,76% durant les huit premiers mois de 2006, essentiellement en raison de la hausse des prix des services (habitat, transport, communication…). ELWATAN


Les réserves de change de l'Algérie ont dépassé la barre des 70 milliards de dollars à fin août

Alger - Les réserves de change de l'Algérie ont atteint 70,28 milliards de dollars à la date du 31 août 2006, a révélé lundi à la radio le président de la commission des finances et du budget à l'APN, Benalia Belahouadjeb, citant des "chiffres officiels de la Banque d'Algérie". Portées par une conjoncture pétrolière particulièrement favorable, ces réserves auront ainsi grimpé de 4 milliards de dollars environ depuis fin mai 2006 où elles s'établissaient à un peu plus de 66 milliards de dollars. APS

samedi 7 octobre 2006

Le SNMG relevé à 12.000 dinars
Alger (APS) - Les participants à la 12e rencontre tripartite, regroupant le gouvernement, l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et le patronat, se sont mis d'accords pour la revalorisation du salaire national minimum garanti (SNMG) à 12.000 dinars. "Les différentes parties de la tripartite ont convenu d'une revalorisation du SNMG de 10.000 DA à 12.000 DA à compter du 1er janvier 2007", a annoncé le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, à l'issue des travaux. Le salaire national minimum garanti (SNMG) a été relevé, rappelle-t-on, à 10.000 DA en janvier 2004.Tripartite: pas d'effet rétroactif pour le salaire revalorisé
Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a déclaré dimanche à Alger que la revalorisation du salaire national minimum garanti (SNMG) à 12.000 dinars, applicable à partir du 1er janvier 2007, n'aura pas d'effet rétroactif.
"La revalorisation des salaires ne sera effective qu'à partir du 1er janvier 2007 et elle n'aura pas un effet rétroactif", a déclaré M. Louh à la presse, en marge de la clôture des travaux de la 12e rencontre tripartite qui a regroupé, dans la nuit de samedi à dimanche, le gouvernement, l'UGTA et les organisations patronales.

Les nouveautés de Djezzy

Toutes les communications effectuées par les abonnés d’Allo-OTA durant le mois de Ramadhan quel que soit leur montant seront remboursées sous forme de crédit gratuit en 3 échéances les mois suivants.
C’est la nouvelle promotion spéciale Ramadhan qui vient d’être lancée par l’opérateur de téléphonie mobile Orascom. Cette promotion sans limite, sans condition est rétroactive et prend effet à partir du 1er jour du Ramadhan. Selon le communiqué d’Allo-OTA, aucune contrainte ni condition particulière ne limite l’abonné Allo-OTA.
Il a la liberté la plus totale de profiter durant ce mois sacré de toutes les communications. Il peut appeler nuit et jour ses proches en Algérie comme à l’étranger en bénéficiant de 100% de remboursement de crédit.
De son côté, Djezzy a offert à ses abonnés Djezzy carte 450 heures de communication gratuites durant ce mois de Ramadhan, soit 27.000 minutes. Tous les appels Djezzy sont ainsi inconditionnellement gratuits et sans limitation du nombre d’appels de minuit à 17h après la 5ème minute.

Le week-end universel, exigence économique, thème d’une soirée-débat tenue mercredi par le FCE
Une étude d’impact sera confiée au CREAD
Abandonné par Algérie en 1976, le retour au week-end universel devient, sous l’effet de la mondialisation de l’économie, «une exigence économique» incontournable fortement ressentie par les entreprises algériennes appelées, néanmoins, à promouvoir les exportations hors hydrocarbures. Entre le week-end appliqué en Algérie et celui pratiqué dans les pays avec lesquels l’Algérie effectue la quasi-totalité de ses échanges commerciaux, ce sont pas moins de quatre jours sur sept d’inactivité. Un retard occasionnant un manque à gagner estimé à près de 756 millions de dollars par an. C’est ce qui a été une nouvelle fois relevé par les représentants de plusieurs entreprises nationales, publiques et privées, présents mercredi soir dans une conférence-débat organisée par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) que préside M. Omar Ramdane. Pour l’organisation patronale, il s’agit d’une vieille revendication soulevée une première fois auprès des pouvoirs publics en 2001. Même s’il n’existe pas encore d’étude précise et détaillée sur le manque à gagner engendré par ce qui est qualifié d’anachronisme, des chiffres de la Banque mondiale parlent de 1 à 2% de croissance du PIB à gagner. Le qualifiant de sujet encore tabou dans une Algérie, qui, paradoxalement multiplie les efforts pour s’insérer dans une économie mondiale, M. Omar Ramdane a tenu à établir une comparaison avec ce qui se passe dans les autres pays arabo-musulmans. Il dira que la majorité de ces pays ont opté soit pour le week-end universel (samedi – dimanche), soit pour un week-end aménagé (vendredi – samedi). C’est le cas de la Tunisie, du Maroc, de la Mauritanie, du Liban et des îles Comores pour le premier, du Bahreïn, l’Egypte, les Emirats arabes unis, la Jordanie, l’Irak, le Koweït, et le Qatar pour le deuxième. Quant à la Syrie et la Palestine, elles ont opté pour un seul jour de repos hebdomadaire, le vendredi. Ceux maintenant le week-end du vendredi – samedi sont l’Algérie, la Libye, la Somalie, Djibouti, l’Arabie saoudite et le Royaume de Oman. Dans son exposé, le président du FCE rappelle qu’en 1996 «il y a eu décision pour revenir au week-end universel», mais qui n’a pu se concrétiser. Pour M. Ali Aoune, P-DG de Saïdal, il s’agit à l’origine «d’une décision politique qui ne peut être corrigée que par une décision politique». M.Abdelaziz Rahabi, ancien ministre, a estimé, lui, qu’il est d’abord question de «s’inscrire à l’universalité et qu’il est possible d’envisager une solution intermédiaire et de soumettre la question au débat public». Plusieurs chefs d’entreprise se sont ensuite succédé pour évoquer les difficultés qu’ils rencontrent dans leurs activités et transactions commerciales. Même si plusieurs entreprises s’adaptent aux difficultés en mobilisant des équipes le week-end, et en ayant de plus en plus recours à Internet, certaines opérations ne peuvent se passer des administrations de l’Etat. M. Mourad Oulmi, directeur général de Sovac, explique que si les Douanes ne travaillent pas le jeudi et les banques le samedi ce sont au moins trois jours de perte. Enfin, M. Omar Ramdane relève que «la Tunisie s’est mise à l’heure européenne et a supprimé les visas pour les Européens». M. Abdelmadjid Bouzidi, chercheur économiste, qui invite à séparer le politique de l’économie dans sa dimension purement scientifique, suggère de procéder d’abord à une étude sectorielle d’impact, vu que les effets sont différents selon le secteur. Une proposition retenue par le FCE qui en ferait la demande au CREAD. LA TRIBUNE

Chambre de commerce Marseille-Provence : 150 à 200 opérateurs français en décembre à Alger

La ville de Marseille (sud-est de la France) et la Chambre de commerce Marseille-Provence ont annoncé, jeudi dernier, leur intention de renforcer leurs liens avec l'Algérie à travers une mission conjointe à Alger, du 3 au 5 décembre, conduite par le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. La délégation française devrait être composée de 150 à 200 personnes, selon Jacques Rocca Serra, adjoint au maire délégué aux relations internationales, avec, notamment, des représentants de grandes entreprises. Des coopérations dans tous les domaines — santé, formation, culture, politique portuaire ou ingénierie de projets — seront à l'ordre du jour lors de cette visite, ont indiqué, lors d'une conférence de presse, le vice-président de la Chambre de commerce, Louis Aloccio, et M. Rocca Serra, de retour d'une mission préparatoire. M. Aloccio a relevé la bonne santé financière de l'Algérie et affirmé que de “nouvelles opportunités” s'ouvraient aux entreprises françaises du fait des privatisations prévues par Alger. M. Rocca Serra a souligné aussi la nécessité d'une meilleure présence des Français, aujourd'hui remplacés par des Italiens, des Allemands et des Chinois. Un accord de coopération entre Marseille et Alger avait été signé en 1999, lors d'une précédente visite de M. Gaudin à Alger, mais n'a pu être appliqué. La signature d'un nouvel accord entre les deux villes est prévue. LIBERTE

396 entreprises ont été privatisées en 3 ans

“Le ministre de la Privatisation que je suis est un ministre heureux, alors qu’il y a quelques années, c’était un ministre frustré”, ironise Temmar en évoquant la question des privatisations. 396 entreprises ont été privatisées entre 2003 et jusqu'à juin 2006. Sur les 396 EPE ainsi privatisées, 117, soit 30%, ont été totalement privatisées, 40 l'ont été partiellement (rachat d'une partie du capital), 68 ont vu leur capital cédé aux travailleurs et 21 ont réalisé des opérations de partenariat, 79 sont des transferts d’actifs aux institutions publiques et 70 actifs ont été cédés aux repreneurs privés. Les entreprises qui se trouvent à l’intérieur des villes seront cédées aux wilayas pour des opérations sociales. Temmar précise que 100 à 150 entreprises sont prêtes à la privatisation. Seulement, le Conseil des participations de l’État ne peut examiner que quinze dossiers par semaine et ne se réunir que deux fois par mois. “20% des opérations de privatisation réalisées font l'objet de contentieux pour non-respect des engagements soit par les repreneurs, soit par la partie cédante”, révèle le ministre. Du coup, un département spécial pour le contentieux des opérations de privatisation a été créé dans chacune des Sociétés de gestion et de participation. Le ministre de la Participation et de la Promotion des investissements confirme l’option prise par le gouvernement d'ouvrir 51% du capital du Crédit populaire d'Algérie (CPA) et qu'un appel d'offres sera lancé incessamment à cette fin. La banque d'affaires Rothschild France a achevé son travail et a remis ses conclusions au gouvernement. “Nous sommes assaillis par les plus grandes banques du monde”, affirme Temmar. Des banques françaises telles que BNP Paribas, Société Générale et le Crédit Agricole (du groupe Calyon), présentes sur le marché algérien, sont d'ores et déjà considérées comme des candidats sérieux. De nombreuses autres banques étrangères ont également exprimé leur intérêt, comme le géant bancaire américain Citigroup, la société britannique HSBC et la banque espagnole Banco Santander. “L'ouverture du capital de la BDL est également préparée”, annonce le ministre des Participations. Il reste la BEA, la BNA et la Badr. La BEA, explique Temmar, est la banque de la Sonatrach. La BNA est celle qui abrite le plus grand nombre de comptes publics. La Badr a un portefeuille équilibré entre public et privé. Ce que nous souhaitons faire, c’est de moderniser, de l’intérieur, la BEA et la BNA probablement par l’intervention d’un contrat de management.”
LIBERTE

Crédit de 60 millions € de l'Espagne à l'Algérie pour financer la fourniture de 14 trains pour le métro d'Alger

Madrid - Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi l'octroi à l'Algérie d'un crédit de 60 millions d'euros, au titre du Fonds d'aide au développement (FAD), destiné à financer la fourniture de 14 trains pour le métro d'Alger. Selon un communiqué publié à l'issue de la réunion du conseil des ministres, la concession de ce crédit vise, d'une part, à "promouvoir les exportations de biens et services espagnols vers l'Algérie" et, d'autre part, "contribuer au développement et à l'amélioration du transport public à Alger". APS

vendredi 6 octobre 2006

Mise à niveau des infrastructures aéroportuaires: 14 aérodromes seront rénovés en 2007


  • Le ministère des travaux publics prévoit la réhabilitation de l’ensemble des pistes aéroportuaires des 35 aéroports en exploitation.

  • L’OACI exige une opération de mise à niveau tous les 10 à 15 ans.
Les infrastructures aéroportuaires font peau neuve ces dernières années. Les travaux de mise à niveau des aérodromes battent leur plein un peu partout sur le territoire national. Au nord comme au sud, à l’est comme à l’ouest le souci reste le même : améliorer les conditions de navigation et hisser nos aéroports au niveau des exigences internationales édictées par l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile OACI.Actuellement, pas moins de 14 aéroports, sur les 34 en exploitation, font l’objet de travaux de renforcement ou de mise à niveau de leurs infrastructures. Il s’agit entre autres des aéroports de Annaba, Tebessa, Oran, Béjaia, Tlemcen, Adrar, In Amenas, Ouargla, Béchar et Timimoun. Ces chantiers sont engagés dans le cadre du nouveau programme quinquennal et seront totalement achevé d’ici à 2007. D’après la direction des aéroports du ministère des travaux publics, l’ensemble des chantiers a été lancé en 2005 hormis trois projets qui le seront bientôt. Des chantiers qui viennent en réponse à une évolution ostensible dans le trafic aérien au nord comme au sud qui connaît, ces dernières années, un engouement sans cesse croissant de la part des touristes et des hommes d’affaires. Cette reprise économique qui s’infiltre dans toutes les régions du pays place l’optimisation des instruments de transport aérien au cœur des deux programmes quinquennaux. En effet, depuis 2002, une dizaine de projets de mise à niveau d’aéroports ont été livrés. Ces projets ont concerné les aéroports de Touggourt, Constantine, Hassi Messaoud, Ghardaïa et Djanet. Cette année verra également un nombre non moins important de projets achevés à savoir la réalisation de l’aérodrome de K’sel d’El Bayadh et l’extension de la piste de Aïn Arnat de Sétif et le renforcement de l’aérodrome de Ghriss à Mascara. S’agissant de la qualité des entreprises qui activent dans ce sous-secteur, les responsables des travaux publics attestent que sur les 80 firmes de travaux publics qui maîtrisent les techniques de mise à niveau des infrastructures aéroportuaires, seulement dix s’intéressent à ce volet. C’est en effet les mêmes noms qui reviennent à chaque lancement de projet et ça ne facilite pas les choses pour l’avancement des chantiers. Sonatro, Altro, GCB, SNTP, EVSM, Cosider, Sapta et l’ENGOA sont autant d’entreprises qui osent s’aventurer dans un tel sous-secteur étant suffisamment équipés «les autres sociétés s’engagent essentiellement dans des travaux de sous-traitance» précise-t-on. L’intérêt affiché par quelques entreprises étrangères spécialisées en ce type de travaux a cependant de quoi conforter l’achèvement des travaux suivant le calendrier sectoriel. Mais il faut encore savoir en quoi consistent ces travaux ? Par renforcement l’on désigne des travaux d’extension, de drainage, de réalisation de pistes secondaires, de bretelles et parkings nouveaux. Les travaux peuvent cependant se limiter à la mise à niveau des infrastructures existantes à travers un colmatage de fissures et de nids-de-poules ou un re-goudronnage de la piste car celle ci «s’épuise» au cours des ans. Une piste a en effet une durée de vie qui ne dépasse pas les 10 à 15 ans. Au-delà de cette période, elle devient une proie facile aux fluctuations des températures, aux conditions climatiques et aux dégradations découlant notamment du poids des avions qu’elle a eu à supporter chaque jour. L’opération de mise à niveau d’une plate-forme prend cependant effet sur demande des services en charge de l’exploitation de l’infrastructure. C’est en effet les représentants du ministère des transports (EGSA, ENNA, Compagnies aériennes) qui signalent la dégradation de la piste dans le cas ou elle nécessite de grosses réparations ou une intervention d’urgence. Une fois alertés, les services des travaux publics occupent le terrain et traitent le problème dans le cadre d’une expertise sur l’état et l’évolution de la piste suivie de travaux. Les agents des travaux publics ont cependant la liberté d’intervenir «en solo» en cas de dégâts dits de moindre importance à savoir la présence de gravats, fissurations ou trous sur la piste d’atterrissage. Un budget est consacré chaque année par le ministère des travaux publics pour ce qui est appelé l’entretien continu» de la piste. Ce type d’entretien a pour bien longtemps été absent des annales des services des aéroports avant d’être intégré au cœur des programmes d’action du département de M. Ghoul à travers l’instauration de cycles de formation spécialisés et la révision à la hausse des budgets alloués à l’entretien et l’équipement. L’absence de la notion d’entretien durant toute une décennie a fait que la plupart de nos aéroports nécessitent aujourd’hui, et en même temps, une mise à niveau. Le premier responsable des travaux publics l’a d’ailleurs clairement signifié lors des ses sorties d’inspection. A Adrar, il précisera que son département se doit aujourd’hui de rattraper plus de dix ans de léthargie due non seulement au manque de sécurité mais également à l’absence de main-d’œuvre et l’insuffisance des budgets consacrés à ce type d’opération. El MOUJAHID


GEO: Un special Algérie

Paris - Le Magazine GEO du mois d'octobre consacre un spécial Algérie à traversCouverture lequel il présente les multiples facettes du tourisme national en braquant les projecteurs sur la côte "sublime" de l'Algérie, son vaste Sahara, les villes d'Alger, d'Oran, de Constantine, et la Kabylie "généreuse". A travers ce dossier, le magazine, paraissant à Paris, voulait "partager la part de rêve que suscite le pays : sa côte sublime, sa Kabylie rude et généreuse, sa capitale Alger la blanche, ou le Sahara, qui, lui aussi, aujourd'hui s'éveille".

mercredi 4 octobre 2006

Toute la ville en parle : Skikda aura son téléphérique

Le projet qui devait au départ ne concerner qu’une seule liaison à titre de première tranche pour relier le Mont Mouader (Bouabbaz) à la gare routière a finalement été revu pour inclure une deuxième liaison : gare routière-Mont Bouyala.
Le parachèvement de l’étude est en phase finale et les bureau d’études suisse Garaventa qui a en charge l’étude et la réalisation du projet aura à présenter dans les prochaines semaines le tracé final pour entamer par la suite les travaux avant la fin de cette année. Une délégation de Garaventa a séjourné d’ailleurs à Skikda dans le but de confronter l’étude avec le terrain et remédier à d’éventuels contraintes techniques. Les travaux devront débuter au début de l’année 2007 pour s’achever au bout de 12 mois, comme stipulé dans le cahier des charges. Selon les explications fournies par le directeur des transports de la wilaya de Skikda, les visites effectuées par les suisses à Skikda ont permis déjà d’opter pour le choix des trois stations : une à Bouabbaz, une deuxième à la gare routière et une troisième station à Bouyala. La première station de Bouabbaz représente la station motrice de l’ouvrage. Elle sera implantée à quelques mètres du château d’eau. La deuxième station de la gare routière servira de point de jonction et devrait initialement être implantée sur l’espace occupé actuellement par la station intercommunale située à quelques mètres au sud de la gare routière et qui dessert les communes de Hammadi Krouma, Béni Béchir, etc. La station de Bouyala sera, quant à elle, implantée sur l’esplanade située sur la route de Bouyala qui donne sur le versant sud du mont (esplanade située à quelques mètres de la terrasse d’un café). Le téléphérique de Skikda disposera au départ de 20 cabines de 15 places chacune, avec une capacité de transport estimée à 1200 usagers par heure. Le nombre de cabines sera revu à la hausse par la suite, pour atteindre la trentaine. Conçu pour effectuer des rotations en circuit fermé, il aura à relier les Monts Bouabbaz et Bouyala en passant par la gare routière en 8 minutes. Il sera fonctionnel de 6 h à 23 h et le temps d’attente entre une cabine et une autre est estimé, par l’étude élaborée, à moins de 6 minutes.Les travaux chapeautés par l’entreprise Métro d’Alger débuteront au plus tard au début de l’année 2007. Une chose reste apparemment sûre, les skikdis utiliseront leur téléphérique en 2008. Un acquis qui contribuera certainement à alléger, un tant soit peu, le chaos que vit la circulation à Skikda en attendant le tramway et d’autres réalisations comme le tunnel de Bouayala et celui des Allées du 20 Août. EL WATAN

lundi 2 octobre 2006

En dépit d’une baisse des exportations françaises vers l’Algérie au premier semestre 2006
La France demeure le premier fournisseur de l’Algérieet son quatrième client

Les échanges commerciaux entre nos deux pays au cours du premier semestre 2006, comparés à ceux effectués à la même période de l’année précédente, laissent entrevoir une baisse des exportations françaises vers l’Algérie qui a désormais tendance à diversifier ses partenaires et ses importations. Cependant, la France demeure toujours le premier fournisseur de l’Algérie et son quatrième client et il est attendu que les prochains mois connaissent une progression de la part française sur le marché algérien par la mise en œuvre «de grands contrats», nous fait-on savoir à la mission économique de l’ambassade de France à Alger. La part française sur le marché algérien se situe actuellement à 22% et l’Algérie demeure le second marché de la France après la Chine et hors OCDE (pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économique), selon les derniers chiffres de l’activité commerciale concernant le premier semestre de l’année en cours. Le marché de la France en Chine représente 3 714 millions d’euros, alors que l’Algérie vient juste après avec 2 091 millions d’euros. Un volume qui a connu, lors du premier semestre de l’année en cours, une baisse de 20% et qui revient essentiellement à la baisse des ventes d’aéronefs par rapport à 2005, où Air Algérie avait acquis plusieurs appareils AirBus pour le renouvellement de sa flotte. Hors aéronautique, cette baisse n’est que de 3%. La vente dans le secteur aéronautique a évolué négativement pour la France passant de 494 millions d’euros, entre janvier et juin 2005, à 26 millions d’euros un an plus tard. Dans le domaine de l’automobile qui représente le premier poste d’exportation pour la France avec une moyenne de 318 millions d’euros, le marché français en Algérie connaît également un recul de l’ordre de 32,8%. C’est un effritement de la position française dû essentiellement à la concurrence asiatique. Cependant, les flux hors aéronautique sont maintenus notamment pour ce qui concerne le secteur de l’agro-alimentaire, les biens de consommation et les biens intermédiaires. Pour le premier secteur, les exportations françaises vers notre pays ont connu plutôt une progression de 16,2%, les ventes françaises de céréales et plantes industrielles représentent une facture de 191 millions d’euros pour l’Algérie.Quant aux biens de consommation qui ont représenté une facture de 347 millions d’euros, l’évolution des approvisionnements reste stable. Les préparations pharmaceutiques, à elles seules, représentant 77,2% dans cette catégorie, soit 268 millions d’euros. Enfin, les biens intermédiaires, dont les métaux et produits métalliques, ont enregistré une augmentation de 7,3% avec une enveloppe de 389 millions d’euros. Globalement, les échanges commerciaux ont enregistré une augmentation de 5,2%, notamment en raison de la croissance des importations françaises en produits énergétiques qui ont connu une augmentation de 47,2%, soit une valeur de 2 357 millions d’euros. En effet, la balance commerciale, tous produits confondus, de la France avec l’Algérie est passée de +1 026 millions d’euros au cours du premier semestre 2005, à –266 millions d’euros pour la même période 2006. LA TRIBUNE

La 1 000ème enseigne a été inaugurée à Béjaïa.
Renault Minute en Algérie

C’est en Algérie que Renault a choisi d’inaugurer son 1 000ème Renault Minute. Précisément à Béjaïa dont l’agent agréé du réseau Renault Algérie a eu le privilège de voir inaugurer dans ses locaux la première enseigne du genre, en attendant que l’opération concerne l’ensemble des autres agents à travers le territoire national, comme le précisent les responsables du groupe français en Algérie. Laquelle enseigne signifie en fait, et comme «Renault Minute» l’indique, être à proximité du client et lui fournir une réparation rapide. Slogan que Renault déploie d’ailleurs depuis déjà 20 années à l’international. Mieux, il s’agit pour la marque au losange de fournir un entretien sans rendez-vous, c’est-à-dire de mettre en place «un concept avec lequel Renault est en mesure d’offrir un accueil et un service spécifiquement organisés et destinés à assurer des prestations d’entretien et de réparation adaptées», explique-t-on chez Renault Algérie, précisant que Renault Minute est un outil adapté aux exigences du commerce moderne, dans une configuration d’offre et demande où «les attentes de la clientèle ont changé pour ce qui concerne l’entretien et les réparations mineures». D’où les exigences à satisfaire, qu’il s’agisse de confiance dans le conseil et la qualité de réalisation des prestations, de l’accueil et la rapidité d’exécution, la proximité et l’accessibilité, la compétitivité des prix et le respect des prix annoncés. Dans cette logique, pour chaque Renault Minute installé en Algérie, Renault Algérie s’engagera à «accueillir immédiatement le client (avec ou sans rendez-vous préalable), avoir un contact direct entre le client et l’opérateur, avoir des horaires d’ouverture élargis, réaliser lors de chaque intervention un contrôle systématique et gratuit en 20 points, fournir des pièces de rechange spécifiques disponibles sur le site, informer le client sur les prix forfaitaires, avoir un affichage interne et externe, avoir une communication soutenue sur son activité et permettre au client d’assister à l’intervention». Avec pareille offre de service, la clientèle de Renault Algérie profitera d’une enseigne créée en 1986 pour consolider la réputation de Renault dans le service après-vente et l’approche du marché de l’entretien-usure dans 21 pays et plus de 1 100 sites (1 145 d’ici à la fin 2006). Une initiative appréciée à sa juste valeur par les clients qui ont été pas moins de 2 millions à être reçus par Renault Minute pour la seule année 2005. LA TRIBUNE